•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un pas de plus vers le retour du train Northlander

Doug Ford, debout au podium. Derrière lui, des membres de son gouvernement et des élus locaux. Au fond, un train et un panneau qui dit "futur site de la station Timmins-Porcupine".

Le premier ministre et quelques députés étaient à Timmins dimanche pour faire l'annonce.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

L'Ontario investit 75 millions de dollars pour rétablir le service du train passager Northlander qui circule entre Toronto et le Nord de l'Ontario.

Le premier ministre Doug Ford en a fait l'annonce, dimanche.

Le gouvernement progressiste-conservateur ne précise pas quand exactement les passagers pourront emprunter le train, mais réitère l’objectif cité en mai dernier, soit le rétablissement du service autour de 2025.

Lors de sa dernière campagne électorale en 2018, Doug Ford s’était engagé à rétablir le service du train Northlander au cours de son premier mandat. À moins de deux mois des prochaines élections provinciales, il est peu probable que Doug Ford respecte cette promesse.

Les élus se regardent, Vic Fedeli tient un papier journal dans ses mains.

Le député Vic Fedeli (gauche), le premier ministre Doug Ford (gauche-centre), la ministre Caroline Mulroney (droite-centre) et le maire de Timmins George Pirie (droite).

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Toutefois, la somme annoncée dimanche est considérable, selon la ministre des Transports de la province, Caroline Mulroney. Avec 75 millions de dollars, on va pouvoir faire les investissements nécessaires pour ramener le train.

En conférence de presse dimanche, la présidente du Northlander Corina Moore explique que l'investissement se fera sur trois ans, et servira à acquérir des wagons, développer l'infrastructure ainsi que les gares.

Le tracé privilégié par la province, et qui sera étudié dans de futures études de faisabilité, compte 16 arrêts : Toronto (gare Union), Langstaff, Gormley, Washago, Gravenhurst, Bracebridge, Huntsville, South River, North Bay, Temagami, Temiskaming Shores, Englehart, Kirkland Lake, Matheson, Timmins et Cochrane.

Carte du projet de train, qui irait de Toronto jusqu'à Matheson. À partir de là, il y aurait un trajet vers Timmins, et une liaison Timmins-Cochrane.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carte du projet étudié par la province.

Photo : Ministère des Transports de l'Ontario

Cochrane dans la mire du gouvernement

Le gouvernement Ford étudie différents scénarios pour déterminer ou s'arrêtera le train. Dans le premier scénario, Timmins demeure le terminus, tel qu'annoncé en novembre dernier.

Dans les deux autres scénarios, Cochrane serait inclus dans l'itinéraire.

Le gouvernement cherche une façon de rejoindre les 5300 passagers annuels du train Polar Express, un système de transport qui dessert les communautés autochtones de la Baie James et qui termine sa route à Cochrane.

Sans connexion ferroviaire, les passagers du Grand Nord de la province devront emprunter un service d’autobus pour être à bord du Northlander, ajoutant de longues heures à un voyage déjà très long.

L’autobus ne fait aucun sens pour nos résidents, estime le maire de Cochrane, Denis Clément.

Selon lui, ce qui importe le plus maintenant est que sa communauté soit reliée au service de train Northlander, même si elle n’est pas désignée comme terminus.

Ça va vraiment faciliter la vie des résidents de Cochrane et du Nord, estime-t-il.Nous mettons de la pression sur le gouvernement depuis des mois pour expliquer l’importance d’avoir cette connexion.

Le député provincial néodémocrate John Vanthof abonde dans le même sens. J'espère qu'ils sont sérieux. C'est vraiment une bonne nouvelle d'avoir changé les plans pour inclure Cochrane.

Une manœuvre électorale, selon certains

Or, M. Vanthof souligne cette annonce arrive tard dans le mandat de Doug Ford.

Selon le représentant de la circonscription Timiskaming-Cochrane, Ontario Northland avait la capacité technique de rétablir le service de train en moins de quatre ans.

Ce qui manquait, c'était la volonté politique du gouvernement. Mais à une semaine et demie du lancement de la campagne électorale, il y a soudainement beaucoup de volonté politique, relate M. Vanthof.

L'élection provinciale est prévue pour le 2 juin.

Un wagon de train avec l'inscription "relier le Nord"

Le train Northlander est particulièrement important pour les communautés au nord de la province puisque les options de transport dans ces régions sont plus limitées.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Depuis le démantèlement du service Northlander en 2012, plusieurs résidents de la région se sont mobilisés pour rétablir ce train passager.

Parmi eux, on compte Éric Boutilier, un résident de North Bay et un bloggeur intéressé par la question du retour du Northlander.

C’est un pas dans la bonne direction. Mais ils sont toujours à l’étape de l’étude, déplore-t-il. La date de relance est toujours ambiguë.

« Il n'y a toujours pas d’achat confirmé pour les wagons, et toujours pas d’entente avec le CN.  »

— Une citation de  Éric Boutilier, un résident de North Bay et un bloggeur intéressé par la question du retour du Northlander.

M. Boutilier est particulièrement inquiet que l'entente avec le CN ne soit pas chose faite.

Entre Toronto et Wosego, il y a une congestion importante sur les voies en raison du transport des marchandises, explique-t-il.

Je ne suis pas rassuré que le service va être fiable dans cette section de la voie ferrée.

De son côté, le député Vic Fedeli explique que la remise en marche du service de train est un enjeu très complexe nécessitant la collaboration de plusieurs acteurs, chose qui prendra forcément du temps.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !