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Spark, la technologie québécoise qui pourrait remplacer le Bluetooth

Une dame avec un masque de réalité virtuelle.

La technologie Spark, plus performante que le Bluetooth, pourrait notamment être utilisée dans le domaine de la réalité virtuelle.

Photo : Getty Images / David Becker

Radio-Canada

Écouteurs, souris, claviers, et même aspirateurs intelligents : la technologie Bluetooth, qui permet de relier les appareils sans fil entre eux, est devenue incontournable pour de nombreuses personnes. Mais après 20 ans de règne, pourrait-elle être remplacée par une technologie plus performante?

C’est le pari de SPARK Microsystems, une entreprise québécoise qui a développé une micropuce permettant de connecter ensemble les appareils électroniques de façon plus efficace et moins énergivore que ce que prévoit la norme Bluetooth.

La technologie, appelée Spark, mise sur des impulsions de très courte durée, semblables à des étincelles, plutôt que sur la diffusion d’ondes en continu. C’est d’ailleurs de là que vient son nom.

[Les appareils] vont travailler très peu, et envoyer des ondes seulement quand c’est absolument nécessaire pour transmettre l’information, explique Frédéric Nabki, cofondateur de SPARK Microsystems et professeur en génie électrique à l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Ce qui est idéal, donc, pour économiser la batterie des appareils : la technologie consomme 40 fois moins d'énergie que le Bluetooth, selon lui.

Les performances en ce qui a trait au débit et au délai (latence) de transmission sont également nettement supérieures, ce qui permet d’envisager des percées dans les domaines des jeux vidéo, de l'Internet des objets (IdO) — l'interconnexion entre l'Internet et différents objets — ou encore de la médecine, selon l'entreprise.

« Si on écoute de l’audio avec Bluetooth, un audiophile va vous dire que la qualité n’est pas au rendez-vous et va préférer utiliser un fil. »

— Une citation de  Frédéric Nabki, cofondateur de SPARK Microsystems
Le professeur tient entre les doigts un semi-conducteur, qui ressemble à une puce dorée.

Le professeur en génie électrique de l'École de technologie supérieure Frédéric Nabki tient entre ses doigts un semi-conducteur, pièce prisée de l'industrie technologique, dont les stocks ont été mis à rude l'épreuve durant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Alfonse Mondello

Remplacer la technologie Bluetooth

SPARK Microsystems a breveté et mis en marché sa micropuce il y a environ 6 mois, visant d’abord des domaines de pointe qui n'utilise pas la technologie Bluetooth en raison de ses limitations.

Pour les applications dans lesquelles on pénètre en ce moment, on ne peut pas vraiment être en compétition avec Bluetooth, car Bluetooth ne fait tout simplement pas le travail, explique Frédéric Nabki.

Toutefois, l’entreprise, qui a une équipe d'une cinquantaine de personnes, a bel et bien l’ambition de conquérir la planète et de supplanter la technologie Bluetooth.

Elle assure que ses micropuces ont un prix compétitif, ce qui laisse présager qu'elles pourraient apparaître dans les appareils électroniques du quotidien.

Le gros de l’effort, c’est de créer une équipe de vente, et d’arriver avec un momentum suffisant pour que les gens puissent voir des produits bientôt avec notre puce à l’intérieur, que ça fasse boule de neige, et que la technologie devienne omniprésente, soutien le confondateur de SPARK Microsystems.

Il assure d'ailleurs que l’entreprise a déjà des représentants et représentantes des ventes dans plusieurs pays.

SPARK Microsystems est née de la rencontre entre Frédéric Nabki et Dominic Deslandes en 2008, alors qu’ils étaient tous deux professeurs à l’UQAM. L'entreprise a été fondée en 2016.

Ce texte a été écrit à partir d'une entrevue réalisée par Catherine Perrin, animatrice de l'émission Du côté de chez Catherine. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté et de concision.

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