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Le taux de diplomation à l’UQAC a augmenté malgré la pandémie

L'Université du Québec à Chicoutimi.

L'Université du Québec à Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Radio-Canada

Le taux de diplomation de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a connu une hausse, malgré la pandémie qui sévit depuis plus de deux ans.

En 2018, 63 % des étudiants de la cohorte 2011-2012 inscrits à des programmes de baccalauréat ou de maîtrise avaient été diplômés. En 2021, 69 % de ceux qui avaient amorcé leur parcours universitaire en 2014-2015 se trouvaient dans la même position.

La vice-rectrice aux études de l'UQAC, Lisa Baillargeon, soutient que des efforts considérables ont dû être déployés pour qu'une telle augmentation puisse être enregistrée malgré la pandémie. Elle raconte que les étudiants ont été étroitement encadrés depuis le début de la crise de la COVID-19.

Il y a eu des groupes de discussion qui ont été mis en place avec les services aux étudiants. Il y a eu beaucoup de déploiement qui a été fait au niveau de l’accompagnement psychologique. [...] Toutes les équipes ont fait un travail extraordinaire. C’est sûr que la pandémie a eu du négatif, mais on essaie de voir ce qui est ressorti comme positif, a-t-elle analysé vendredi.

Lisa Baillargeon derrière son bureau.

Lisa Baillargeon est vice-rectrice aux études à l'UQAC.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Pour la vice-rectrice, le contexte de la pandémie a été défavorable pour les uns et favorable pour les autres.

On a des étudiants qui ont décidé de prendre une pause dans leurs études parce que le mode à distance, au niveau pédagogique, ça ne les rejoignait pas du tout. Ils ne pouvaient plus performer autant. L’autre phénomène aussi c’est ceux qui concilient travail, études et famille qui ont pu reprendre les études, a-t-elle poursuivi.

Lisa Baillargeon a fourni comme arguments que ces étudiants n’avaient plus à se déplacer et qu’il pouvait être ainsi plus facile d’assister aux cours.

Des impacts différents pour les étudiants

Depuis le début de la pandémie, les impacts ont été nombreux dans le milieu universitaire, où les cours à distance sont rapidement devenus la norme. Cette nouvelle dynamique a été vécue différemment par les étudiants, en fonction de leurs réalités.

Pour Marie-Joelle Lauzier, une étudiante en géographie et en aménagement, le fait qu’elle vivait dans un appartement minuscule et que la formation se donnait à distance a représenté une épreuve de taille.

Elle a même envisagé de décrocher, mais finalement elle a opté pour une solution moins radicale.

Ça a changé mon cheminement scolaire, il y a plusieurs sorties de terrain qui n’ont pas eu lieu. J’ai aussi raccourci beaucoup mes sessions, j’ai pris moins de cours que prévu. Donc, je finis mon baccalauréat plus tard. C’était trop difficile, a-t-elle partagé, lorsqu’elle a été interrogée à la cafétéria de l’UQAC.

Une étudiante donne une entrevue.

Marie-Joelle Lauzier a prolongé la durée de son baccalauréat en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Quant à Kateri Dupont, une étudiante en enseignement des arts, la pandémie aura été un bel exercice d'équilibrisme.

Ça a été un peu complexe, étant donné que ma fille avait des cours en ligne et j’avais des cours aussi. C’était d’essayer de balancer les deux, d’avoir en même temps la possibilité de faire ses cours en ligne et de faire mes travaux sur ordinateur, a-t-elle raconté.

Une étudiante avec un masque donne une entrevue.

Kateri Dupont étudie en enseignement des arts à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Finalement, Alain Rondeau, qui étudie lui aussi en enseignement des arts, a dû composer avec une autre embûche.

J’ai eu des cours qui étaient asynchrones. L'enseignant mettait la matière à disposition, mais il n’y avait pas réellement de cours en direct, ce qui fait qu’au niveau de la motivation pour la poursuite du programme, c’était beaucoup plus difficile, a-t-il avoué.

Un étudiant discute assis à une table.

Alain Rondeau étudie en enseignement des arts à l'Université du Québec à Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

D'après un reportage de Catherine Gignac

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