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Les portes arrière du Métropolis n’étaient pas surveillées le soir de l’attentat

Des policiers et des pompiers sous la pluie.

L'attentat du Métropolis avait gâché la fête le soir de l'élection du PQ, le 4 septembre 2012.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Aucun policier de la Sûreté du Québec (SQ) ne faisait la surveillance des portes arrière du Métropolis lors du discours de Pauline Marois au Métropolis, le 4 septembre 2012. De plus, aucun agent n’était prêt à intervenir près du véhicule d’urgence de la première ministre en cas de menace à sa sécurité.

Cette décision a été prise selon les informations dont disposait le sergent Frédéric Desgagnés, l’officier qui était assigné au Parti québécois le soir de l’attentat.

C’est ce qu’a déclaré Daniel Rondeau, qui était le lieutenant responsable des opérations au service de la protection des personnalités à la SQ lors des élections de 2012, dans le cadre d’une poursuite au civil de quatre techniciens qui réclament 600 000 $ à la SQ et au SPVM.

Le soir de l’attentat du Métropolis, M. Rondeau occupait un rôle névralgique en tant que coordonnateur en devoir au poste de commandement, qui était au siège social de la SQ. Il avait la responsabilité que ses officiers sur le terrain assurent la sécurité des rassemblements du PQ, PLQ et de la CAQ.

Selon l'ancien lieutenant, il n’y avait aucune menace qui justifiait de garder des policiers pour surveiller les accès arrière du Métropolis pendant la soirée, après l’arrivée de la foule..

Il affirme que les services de renseignements de la SQ avaient évalué le risque de menaces faible, voire inexistant, envers envers les chefs de parti lors de la soirée électorale, tant pour le PLQ, la CAQ et le PQ.

Le plan de sécurité pour le PQ prévoyait donc la surveillance des points d’entrée du Métropolis à l’arrivée seulement du public.

Des agents de sécurité embauchés par le Parti québécois devaient fouiller les gens à leur arrivée.

La menace de Richard Henry Bain indétectable

Aucune menace ne planait, a répété l’ancien responsable de la coordination au quartier général de la SQ.

C’est seulement après l’attentat que Daniel Rondeau a été informé par ses officiers que, plus tôt dans la journée, Pauline Marois faisait l’objet de six menaces sur les réseaux sociaux. Il a précisé qu’aucune d’entre elles n’était en lien avec Richard Henry Bain.

Compte tenu de son rôle, M. Rondeau avait la responsabilité de rejoindre Pauline Marois et sa famille à leur hôtel pour leur faire un compte rendu de la soirée et tenter de les rassurer.

L’ancien responsable de la sécurité des personnalités à la SQ souligne que Richard Henry Bain, qui était inconnu des policiers, était une menace indétectable. Ses intentions ce soir-là étaient impossibles à prévenir, selon lui.

Richard Henry Bain a surpris les services de sécurité en se présentant à l’arrière du Métropolis vers 23 h 45, en robe de chambre, muni d’une arme à feu.

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