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La hausse des impôts fonciers en N.-É. vise à refroidir le marché du logement

Allan MacMaster parle lors d'une conférence de presse.

Allan MacMaster est vice-premier ministre, ministre des Finances et du Conseil du Trésor, ministre des Affaires gaéliques et ministre responsable des relations du travail. Il est aussi ministre responsable de la jeunesse et de Communications Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre des Finances, Allan MacMaster, reconnaît qu'il y a des inconnues liées aux nouveaux frais fiscaux pour les non-résidents qui possèdent une propriété en Nouvelle-Écosse, mais il dit qu’il faut agir en raison d'une demande de logements sans précédent.

Notre objectif avec cette loi est d’aider les Néo-Écossais qui ont du mal à se trouver un logement, précise-t-il.

Si les gens n'ont pas d'endroit où vivre et ne peuvent pas trouver de logement, ça freine notre économie.

Nouveaux frais fiscaux

La nouvelle taxe sur les transferts d'actes et les impôts fonciers doit toucher environ 27 000 propriétés et générer quelque 81 millions $. Ces frais surviennent à un moment où les prix des logements montent en flèche et où la population de la province est plus nombreuse que jamais.

Ces frais ne s'appliquent pas aux non-résidents qui ont l'intention de déménager en N.-É. dans les six mois ni aux propriétés louées à des résidents de la Nouvelle-Écosse.

Il est trop tôt pour savoir si ces mesures vont permettre d'augmenter l'offre ou d'atténuer la montée rapide des prix des logements.

Le ministre reconnaît que ce sont des mesures impopulaires, mais il dit que la province doit agir pour aider les résidents et les entreprises de la province.

Il affirme que certaines entreprises ont du mal à se développer parce que leurs employés potentiels n’arrivent pas à trouver un endroit où rester.

C'est un problème que nous devons essayer de résoudre si nous voulons que notre économie continue à rouler.

Gary Burrill répond aux questions des médias à Province House.

Gary Burrill est le chef du NPD de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

Le chef du NPD, Gary Burrill, veut bien soutenir ces mesures, mais il souhaite que l'argent prélevé soit consacré à la création de logements abordables plutôt que de simplement s'ajouter aux revenus généraux de la province.

Ils doivent augmenter l'offre de logements réellement abordables, de logements liés aux revenus réels des gens, dit-il.

La seule façon d'y parvenir est, pour le gouvernement, d'avoir une participation dans le logement social et le logement dont le prix n'est pas déterminé par un marché spéculatif en surchauffe.

Activités motorisées exclues du crédit d'impôt

D'autres changements fiscaux ont été introduits dans le budget de cette année, dont le remboursement, sur les premiers 50 000 $ gagnés, de l'impôt provincial payé par les personnes de moins de 30 ans qui travaillent dans des secteurs en demande.

Il y a aussi un crédit de 500 $ pour les activités des enfants. Cette mesure est axée sur les activités artistiques, culturelles, récréatives et sportives, y compris les camps. Elle ne s'applique pas aux activités où un enfant monte sur ou dans un véhicule motorisé en tant qu'élément essentiel de cette activité.

Le ministre des Finances confie qu’il sait par expérience que vous pouvez faire beaucoup d'exercice sur un véhicule tout-terrain, mais que des professionnels de la santé hésitent à encourager les jeunes à participer à ce genre d’activités.

Je pense que nous voulons être prudents quant à la possibilité d'encourager ce type d'activités, car elles comportent certainement des risques.

Le ministre des Finances, Allan MacMaster, a fait le point sur ces changements virtuellement depuis son domicile d’Inverness, car sa famille et lui ont contracté la COVID-19 plus tôt cette semaine.

Avec les informations de Michael Gorman, de CBC

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