•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La hausse des hospitalisations au Québec devrait se poursuivre encore deux semaines

Le Dr Boileau en conférence de presse.

Le directeur national de santé publique par intérim, Luc Boileau, a déclaré que les experts estiment que l'augmentation actuelle des hospitalisations devrait se poursuivre encore deux semaines avant de se stabiliser.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Le Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec, prévient que « la tendance à la hausse des hospitalisations pourrait se poursuivre pour encore deux semaines ».

Selon le Dr Boileau, qui rencontrait les médias vendredi pour faire le point sur la situation pandémique au Québec, où le nombre de cas et d'hospitalisations est reparti à la hausse, la progression de la maladie devrait s'intensifier encore une quinzaine de jours avant de commencer à ralentir avec l'arrivée du temps plus chaud.

« On a consulté plusieurs équipes d’experts, qui sont unanimes pour dire qu’à la lumière des plus récentes données, la tendance à la hausse du nombre d’hospitalisations pourrait se poursuivre encore vraisemblablement deux semaines. »

— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec

Expliquant que les cas sont désormais en hausse dans l'ensemble des régions du Québec, y compris le Grand Montréal, le Dr Boileau exhorte les Québécois à faire preuve d'une grande prudence au cours des prochains jours, notamment lors du long congé de Pâques.

Les risques sont du côté des personnes vulnérables, surtout les personnes de plus de 70 ans, a rappelé le Dr Boileau, qui a invité cette clientèle à aller chercher une dose de rappel rapidement si leur dernier vaccin remonte à plus de 5 mois.

Dans son dernier bilan, la santé publique du Québec rapportait vendredi 55 hospitalisations et 30 décès de plus dus à la COVID-19 ces dernières 24 heures au Québec. Actuellement, 1637 personnes sont hospitalisées en raison de la COVID-19 au Québec dont 62 sont traités aux soins intensifs.

30 000 à 40 000 nouveaux cas par jour

En termes de propagation de la maladie, la majorité des indicateurs demeurent en hausse au Québec. Selon les estimations du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) pour la semaine du 31 mars au 5 avril dernier, la COVID-19 infecterait entre 23 500 à 43 500 personnes par jour au Québec alors que ces prévisions étaient de 18 000 à 32 000 la semaine précédente.

Pour le Dr Boileau, qui précise que le CIRANO établit ses données à partir de sondages, il est en effet envisageable que le taux de contagion atteigne 30 000 à 40 000 personnes par jour.

« C’est énorme, mais c’est ce qu’on voit et c’est ce que tout le monde voit. Il n’y a personne dans tout le Québec qui ne connaît pas des gens […] qui n’ont pas fait la COVID dans les derniers jours. »

— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec

Toujours selon les estimations du CIRANO, 5,7 % des Québécois ont été en isolement entre le 31 mars et le 5 avril contre 3,8 % la semaine précédente.

Le directeur de santé publique, qui a recommandé mardi de prolonger jusqu'au 30 avril le port du masque obligatoire dans les lieux publics et les transports en commun, a cependant assuré qu'il n'est pas question, pour le moment, de prolonger la mesure en mai ou d'imposer de nouvelles mesures sanitaires contraignantes à l'ensemble de la population.

De nouveaux retards à prévoir pour les chirurgies

Considérant l'ampleur de l'augmentation des cas et des hospitalisations anticipée au cours des prochains jours, et l'absence de 13 000 travailleurs de la santé dans le réseau à cause de la COVID, le Dr Boileau croit qu'il est en effet possible qu'on en vienne à de nouvelles rondes de délestage dans les hôpitaux.

À la mi-février, environ 160 000 Québécois étaient en attente d'une chirurgie, dont plus de 21 000 depuis plus d'un an.

Nouvelles directives pour les tests rapides

Par ailleurs, afin d'optimiser l'efficacité des tests rapides et de diminuer les faux négatifs, Québec demande désormais aux gens qui s'administre un test de dépistage rapide de passer l'écouvillon d'abord dans leur bouche, entre les gencives et les joues, ensuite dans la gorge ou le plus loin possible sur la partie antérieure de la langue avant de le passer dans chaque narine.

Des directives claires seront bientôt transmises par le gouvernement aux citoyens sur cette nouvelle façon de procéder.

Comme la présence du virus n'est pas égale partout dans les voies respiratoires supérieures, surtout au début de l'infection, on accroît les chances de le détecter en incluant un passage de l'écouvillon dans la bouche en plus de le passer dans les narines, a expliqué le microbiologiste Jean Longtin, qui participait au point de presse.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !