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Kathleen Wynne fait ses adieux à Queen’s Park

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L'ancienne première ministre Kathleen Wynne quitte la vie politique ontarienne.

Photo : Chaîne de l'Assemblée législative de l'Ontario

Les députés ontariens qui ne se représentent pas aux prochaines élections provinciales ont prononcé jeudi leurs discours d’adieux à Queen’s Park.

Parmi eux, l’ancienne première ministre libérale Kathleen Wynne, qui était demeurée députée de Don Valley-Ouest malgré la défaite de son parti aux élections de 2018.

Élue pour la première fois en octobre 2003, Mme Wynne aura donc siégé pendant près de 19 ans à l’Assemblée législative. Elle est devenue, en 2013, la première femme première ministre de l’Ontario, et la première personne ouvertement gaie à diriger la province.

Mon siège dans cette chambre a changé de place plusieurs fois, a rappelé Kathleen Wynne. J’ai commencé au fond, comme députée sans portefeuille ministériel. Puis j’ai été ministre et première ministre, et dans les 4 dernières années, député d’un tiers parti sans statut officiel. Mais dans chacun de ces rôles, le sens des responsabilités envers les gens qui m’ont élue, envers le processus démocratique et le bien commun était le même.

Dans son discours, l'élue a fait référence à un jeune député du gouvernement qui lui avait demandé pourquoi elle était encore ici. Je suis là parce que je crois qu’il y a une dignité dans la fonction politique, une dignité à servir comme politicien, a-t-elle répondu.

La libérale a également parlé du travail important de réconciliation avec les Autochtones, et s'est adressée aux Franco-Ontariens, en mentionnant les excuses que son gouvernement avait présentées pour le Règlement 17, qui a banni l’enseignement du français dans les écoles ontariennes entre 1912 et 1927.

Une francophonie ontarienne forte et florissante nous rend tous plus forts, a-t-elle lancé.

Kathleen Wynne a terminé son allocution en envoyant un message d’unité.

« Je crois que l’Ontario est à son meilleur lorsque nous ne sommes pas divisés. »

— Une citation de  Kathleen Wynne

Invité à commenter le départ de sa collègue, le libéral John Fraser a déclaré qu’elle est l’une des personnes les plus courageuses qu’il ait jamais rencontrées, quelqu’un qui se soucie vraiment des gens.

Ses dernières années comme députée de l’opposition n’auront pas été faciles, rappelle-t-il, et elle a dû régulièrement faire face aux critiques du gouvernement de Doug Ford. Elle n’avait pas besoin de rester, la plupart des gens ne le font pas, mais elle s’est tenue debout à nos côtés, a noté M. Fraser.

Le ton du gouvernement progressiste-conservateur à l’égard de Kathleen Wynne s’est toutefois adouci au fil des années. Jeudi matin, le ministre du Travail Monte McNaughton a ainsi profité d’une intervention lors de la période de questions pour souligner, au nom du gouvernement Ford, les années de services de la libérale. L’ancienne première ministre a été une pionnière et a inspiré beaucoup de gens dans la province, a-t-il affirmé.

Départ de la ministre de la Santé

La vice-première ministre et ministre de la Santé a elle aussi fait ses adieux à l’Assemblée jeudi. Christine Elliott avait annoncé le mois dernier qu’elle ne serait pas candidate aux élections de juin.

Avocate de formation, elle a été élue pour la première fois en 2006. Ministre de la Santé depuis 2018, Mme Elliott a été particulièrement visible pendant la pandémie.

Dans son discours, elle a parlé du privilège et du grand honneur d’avoir servi comme députée et ministre. Cette chambre a été mon lieu de travail pendant 14 ans et ce sera difficile de partir.

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Christine Elliott, lors de son discours de départ à l'Assemblée législative de l'Ontario.

Photo : Chaîne de l'Assemblée législative de l'Ontario

Christine Elliott a remercié le premier ministre Doug Ford de lui avoir offert son emploi de rêve, et d’avoir été pour elle un grand ami.

En 2018, elle s'était inclinée contre M. Ford dans la course à la direction des progressistes-conservateurs par moins de 1 % des voix. Il s'agissait de sa troisième tentative infructueuse pour prendre la tête du parti.

Christine Elliott n'a pas précisé ses prochains plans de carrière, se contentant de dire, lorsqu’elle a annoncé son départ, qu'elle travaillerait dans le secteur privé à l'avenir.

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