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Budget Freeland : Ottawa mise sur les véhicules et les technologies vertes

Le programme fédéral de subvention à l'achat de véhicules zéro émission est prolongé de cinq ans.

Une voiture électrique est rechargée.

Le programme fédéral de subvention à l'achat de véhicules zéro émission est prolongé de cinq ans et élargi aux véhicules lourds.

Photo : Radio-Canada

Le budget Freeland en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques mise essentiellement sur le soutien aux initiatives et technologies vertes, aux achats de produits écologiques et à la protection des milieux naturels plutôt que de sanctionner les émetteurs de carbone.

Au lendemain de l’approbation du projet d’exploitation pétrolière de Bay du Nord, au large de Terre-Neuve, qui a soulevé un tollé dans les rangs environnementalistes, le gouvernement Trudeau annonce aujourd’hui qu’il compte aider les citoyens et les entreprises à tirer profit de la transition énergétique.

Le gouvernement annonce notamment qu’il versera 1,7 milliard de dollars sur cinq ans pour prolonger le programme Incitatifs pour l’achat de véhicules zéro émission (VZE) jusqu’en mars 2025.

Depuis 2019, ce programme offre aux Canadiens un maximum de 5000 $ à l’achat de véhicules électriques admissibles. Ce programme a permis à la population d’acheter ou de louer jusqu’ici plus de 136 000 véhicules neufs, affirment les documents budgétaires.

Le gouvernement attribuera 547,5 millions de dollars sur quatre ans à un nouveau programme d’incitation à l’achat de VZE moyens et lourds en vue d’aider les entreprises à moderniser leur parc de véhicules. Cela permettra d’élargir le programme pour inclure un plus grand nombre de modèles de véhicules, comme les fourgonnettes, les camions et les véhicules utilitaires sport.

Rappelons que le transport routier représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre du Canada.

Parallèlement, Ottawa entend mettre sur pied un réseau national de bornes de recharge pour véhicules électriques. Il investira 500 millions de dollars dans les infrastructures de recharge urbaines et commerciales et 400 millions de plus pour financer le déploiement de pareilles infrastructures dans les communautés suburbaines et éloignées.

Depuis 2015, le gouvernement fédéral a contribué à l’installation de près de 1500 bornes de recharge électriques partout au pays.

Carbone et combustibles fossiles

De plus, la ministre des Finances, Chrystia Freeland, annonce un crédit d’impôt à venir sur l’investissement dans les technologies à zéro émission de GES, les solutions d’entreposage pour batteries et l’hydrogène propre. Les détails de ce crédit d’impôt seront cependant présentés dans la mise à jour économique et budgétaire de l’automne 2022.

Ledit crédit devrait coûter 2,6 milliards de dollars sur cinq ans au gouvernement, à compter de 2022-2023. Il variera de 37,5 % à 60 % selon le type d’investissement, soit dans le captage et le stockage permanent de carbone provenant de projets d’extraction directe dans l’air ou encore dans du matériel servant au transport.

Également, le gouvernement Trudeau amorce la fin des subventions inefficaces aux combustibles fossiles et met fin aux déductions sur les dépenses d’exploration. La mesure ne générera que 9 millions de dollars sur cinq ans.

Océans, eau douce, GES et plastique

Ottawa compte aussi étendre le Plan de protection des océans dans le but de renforcer la sécurité maritime et de protéger les écosystèmes marins. Il y consacrera un montant supplémentaire de 2 milliards de dollars sur neuf ans.

Images aériennes de la région de Pessamit sur la Côte-Nord.

La préservation des eaux douces fera aussi l'objet d'une attention particulière du gouvernement fédéral.

Photo : Radio-Canada

Le budget réserve également des fonds pour la protection des eaux douces, dont un montant de 43,5 millions de dollars sur cinq ans pour la mise sur pied cette année d’une nouvelle agence canadienne de l’eau et un autre de 44,9 millions sur cinq ans pour soutenir la Commission des pêcheries des Grands Lacs.

Ottawa prévoit établir un fonds de croissance du Canada pour aider à attirer des dizaines de milliards de dollars en capital privé qui serviront à bâtir une économie carboneutre d’ici 2050.

De plus, le gouvernement déboursera 2,2 milliards de dollars sur sept ans pour élargir et prolonger le Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone.

Le budget alloue une somme de 469,5 millions de dollars sur six ans pour bonifier le Fonds d’action à la ferme pour le climat. Ottawa versera 329 millions de dollars de plus sur six ans pour tripler la taille du Programme des technologies propres en agriculture.

On trouve également dans le budget des mesures pour éliminer les déchets de plastique, pour combattre et contrôler les incendies de forêt, et pour stimuler les investissements des entreprises dans les thermopompes à air.

Trois jours après la publication d’un rapport alarmant du GIEC exhortant les gouvernements de la planète à réduire radicalement la production et la consommation d’énergies fossiles au cours des trois prochaines années pour éviter un réchauffement climatique supérieur à 1,5° Celsius, on peut certes se demander si les mesures annoncées aujourd'hui suffiront à atteindre la cible.

Rappelons que le gouvernement Trudeau s’est fixé comme objectif de réduire de 40 % d’ici 2030 les émissions de GES au pays par rapport aux niveaux de 2005.

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