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Legault accuse l’opposition d’avoir manqué de respect au Dr Boileau

François Legault en point de presse.

François Legault n'a pas digéré la façon dont s'est déroulée mercredi la séance de la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 28.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

« Inacceptable », « insultant », « désinformation »... Le premier ministre François Legault ne manquait pas d'épithètes, jeudi après-midi, pour qualifier les échanges musclés s'étant déroulé la veille lors de l'étude du projet de loi 28 sur les mesures sanitaires à la Commission de la santé et des services sociaux.

Selon lui, les partis d'opposition ont tout simplement manqué de respect envers le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, lors de son témoignage.

Moi, je trouve ça insultant, [la façon dont] les partis d'opposition, en particulier le Parti libéral, [...] ont traité le Dr Boileau, a soutenu le premier ministre jeudi après-midi, en marge d'une annonce à Sainte-Claire, dans Bellechasse.

Le Dr Boileau, là, il n'a même pas fait le choix d'aller en politique, a-t-il souligné. De se faire traiter comme ça. Là, c'est un manque de respect, [au] minimum.

Des propos repris hors contexte

M. Legault en veut surtout au porte-parole libéral en matière de santé, Monsef Derraji, à qui il reproche notamment d'avoir demandé au Dr Boileau de commenter ses propos de lundi selon lesquels la COVID-19 serait comparable à un simple rhume, et ce, sans fournir le contexte nécessaire.

Oui, le premier ministre admet avoir fait la comparaison. Mais il a insisté sur le fait que la COVID-19 était comme un rhume seulement pour les personnes triplement vaccinées comme lui.

Je reviens sur la déclaration que j'ai faite, de dire que la majorité de la population est vaccinée, [et que pour la majorité des personnes vaccinées ayant contracté la maladie], c'est comme un rhume. Mais là, lui, il met ça hors contexte et c'est de la désinformation, a-t-il regretté.

Les questions du député de Nelligan avaient d'ailleurs provoqué l'ire du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, au point où le président de la commission, le caquiste Luc Provençal, avait dû ordonner une pause de quelques instants pour calmer les esprits.

« Ce que Monsef a fait, c'est inacceptable. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

En conférence de presse, jeudi, le premier ministre a aussi tenu à rappeler l'importance du projet de loi 28, qui permettra, selon son point de vue, de sortir de l'état d'urgence sanitaire en ne gardant que quatre ou cinq mesures, et accusé l'opposition de faire de la petite politique sur ce sujet.

Jeudi, le porte-parole de Québec solidaire en matière de santé, Vincent Marissal, avait notamment exprimé un malaise par rapport au témoignage du Dr Boileau, accusant celui-ci d'agir en promoteur du projet de loi.

Derraji dénonce un climat d'intimidation

Interrogé sur les échanges survenus la veille, Monsef Derraji a déclaré en point de presse jeudi matin que le ministre Dubé se comportait en intimidateur dans le cadre de l'étude du projet de loi 28. Selon lui, un climat malsain s'est installé au sein du groupe.

Je me suis senti intimidé et j'ai senti que la partie gouvernementale limitait mon travail de poser les bonnes questions, a-t-il dénoncé.

M. Derraji a même soutenu avoir craint la veille qu'une députée caquiste le gifle, sans préciser de quelle députée il s'agissait.

Avec les informations de La Presse canadienne

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