•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La COVID-19 accroît le risque de caillots sanguins jusqu’à 6 mois après l’infection

Illustration des cellules du SRAS-CoV-2.

La COVID-19 peut causer de nombreuses conséquences des mois après l'infection.

Photo : iStock / wildpixel

Les risques de développer des caillots sanguins graves ou une thrombose veineuse profonde augmentent significativement pendant plusieurs mois après une infection de COVID-19, montre une étude de la Suède.

Des études précédentes avaient indiqué qu’une infection augmentait ce risque, mais on ne savait pas encore vraiment combien de temps ce risque subsistait et si une infection bénigne augmentait également le risque.

Les chercheurs suédois (Nouvelle fenêtre) ont calculé les taux de thrombose veineuse profonde, d'embolie pulmonaire et de saignement parmi plus d’un million de personnes infectées et parmi 4 millions de personnes non infectées (groupe témoin).

L’étude révèle un risque accru de thrombose veineuse profonde (un caillot sanguin dans la jambe) jusqu'à trois mois après une infection de COVID-19, d'embolie pulmonaire (un caillot de sang dans les poumons) jusqu'à six mois après, et d'un événement hémorragique jusqu'à deux mois après.

Une infection de COVID-19 multiplie par 5 le risque de thrombose veineuse profonde et par 33 le risque de développer des caillots sanguins pulmonaires potentiellement mortels dans les 30 jours suivant l'infection.

Les risques sont les plus élevés chez les patients atteints d'une maladie sévère et chez ceux ayant une comorbidité, mais même ceux atteints d’une forme légère de la COVID-19 avaient un risque trois fois plus élevé de développer une thrombose veineuse profonde et sept fois plus élevé pour une embolie pulmonaire. Les risques d’un événement hémorragique n'étaient pas plus élevés parmi les personnes ayant des symptômes légers.

Le risque semble avoir été plus élevé lors de la première vague pandémique par rapport aux deuxième et troisième vagues. La vaccination pourrait avoir réduit les risques lors des dernières vagues, estiment les auteurs de l’étude. Par contre, l’étude a été faite en analysant les cas de personnes infectées entre février 2020 et mai 2021, donc il n’est pas possible de conclure si ce risque est aussi élevé pour le variant Omicron.

Un éditorial dans le British Medical Journal (Nouvelle fenêtre) estime que cette étude suédoise pourrait aider à expliquer pourquoi le nombre de cas et de décès dus à des caillots sanguins a doublé en Angleterre depuis le début de la pandémie. On ajoute que les impacts à long terme de la COVID-19 doivent être davantage pris en considération par les autorités.

Malgré le potentiel de nouveaux variants préoccupants, la plupart des gouvernements lèvent les restrictions et se concentrent sur la façon de "vivre avec le virus". L'étude de Katsoularis et de ses collègues nous rappelle la nécessité de rester vigilants face aux complications associées à des infections par le SRAS-CoV-2, y compris les maladies thrombo-emboliques.

Les auteurs de l'étude affirment que la vaccination peut réduire le risque non seulement d'infection, mais de symptômes graves, et de surcroît, réduire les risques de caillots et de thrombose veineuse profonde.

En août dernier, une étude britannique a démontré que le risque de développer une thrombose veineuse (phlébite) est presque 200 fois plus élevé en attrapant la COVID-19 qu'en se faisant vacciner avec AstraZeneca. De plus, les personnes atteintes par le virus risquent 11 fois plus d'être sujettes à un accident vasculaire cérébral que celles qui sont vaccinées.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !