•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

CHSLD Herron : l’opposition sonne la charge, Legault se défend

Dominique Anglade lors de la période de questions le 22 mars 2022 à l'Assemblée nationale.

La cheffe libérale Dominique Anglade estime que François Legault dit « qu'il est chargé de tout, mais responsable de rien ».

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La tragédie du CHSLD Herron fait de nouveau l'objet de débats, mercredi, à l'Assemblée nationale. L'opposition persiste en laissant entendre que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) était bel et bien informé du manque de personnel dans l'établissement.

Radio-Canada a récemment révélé que la ministre responsable des Aînés Marguerite Blais et l'ex-ministre de la Santé Danielle McCann savaient dès le 30 mars qu'il n'y avait presque plus de personnel pour soigner les résidents du CHSLD.

Pour la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, le discours du premier ministre François Legault est bourré de contradictions. On nous dit que les ministres étaient au courant à partir du 30 mars, et le premier ministre a affirmé hier qu'il a été informé [de la situation du CHSLD] le 10 avril. Et ce même premier ministre a répété à une journaliste que ça fait un certain nombre de jours qu'il avait été mis au parfum, a-t-elle indiqué.

« Dans sa déclaration […], il [François Legault] a dit qu'il savait depuis un certain nombre de jours qu'il y avait des gens qui étaient atteints de la COVID et qui étaient décédés. »

— Une citation de  Dominique Anglade

M. Legault est en train de nous dire qu'il est chargé de tout, mais il est responsable de rien, a-t-elle asséné.

Même son de cloche chez le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, qui accuse le premier ministre de manquer de courage et de responsabilité.

« On a un premier ministre qui s’attribue ce qui va bien et se lave les mains de ce qui va mal, moi je trouve ça lâche. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois

Quant au chef parlementaire du Parti québécois, Joël Arseneau, il estime qu'il faut remonter la chaîne de commandement pour établir les responsabilités.

Le député trouve inacceptable que la cellule de crise qui était mise en place pour gérer la pandémie et éviter les décès ait pu laisser passer une chose aussi grave.

Legault riposte

Le chef du gouvernement n'a pas mis de gants blancs pour balayer les accusations de l'opposition.

Chaque matin, on regardait la liste des CHSLD un par un et il manquait beaucoup d'employés dans beaucoup d'établissements. Mais si la cheffe de l'opposition dit que je savais le 30 mars qu'il y avait des gens qui ne mangeaient pas et qui mouraient, je m'excuse, ce n'est pas vrai, a-t-il répondu.

Ce n'est pas moi qui gère [les CHSLD], on a des PDG de CIUSSS qui sont responsables de leur administration, s'est encore défendu M. Legault.

Et de qualifier Gabriel Nadeau-Dubois de désespéré qui ne fait pas attention à son langage.

La ministre Blais a abondé dans le même sens que le premier ministre; elle a rejeté catégoriquement les accusations de l'opposition et a dit ne pas avoir été au courant de la situation chaotique du CHSLD Herron.

Le 29 et le 30 mars, on recevait de tonnes d’informations, le feu était partout, il manquait du personnel […], mais on était rassurés que le CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal prenne en charge le CHSLD Herron pour rétablir la situation, a-t-elle soutenu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !