•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La saison des semences dans le sud de l’Alberta commence dans la sécheresse

Le prix élevé des produits agricoles donne toutefois de l'espoir aux producteurs.

Un champ sec.

Le sol est extrêmement sec dans le sud de l'Alberta, après des précipitations sous les normales de saison pendant au moins trois mois.

Photo : Radio-Canada / Mark Matulis

Le sud de l’Alberta a reçu des précipitations largement inférieures à la normale ces derniers mois, et le sol est particulièrement sec. Après une année déjà éprouvante, des agriculteurs s’inquiètent en ce début de saison des semences.

Stephen Vandervalk a une ferme de 12 000 acres, environ à 200 kilomètres au sud de Calgary. Il a commencé à ensemencer ses champs d’orge mardi.

[Le sol] est vraiment vraiment sec. On met les graines plus profondément sous terre. On n'est même pas certain qu'on devrait être en train de planter parce qu’il y a très peu d’humidité, affirme-t-il.

Il y a un gros risque que ces graines sèchent avant l’été et ne produisent presque rien cette année. Il s’en tient donc à un seul champ pour cette semaine.

Il n’aura cependant pas le choix de planter le reste très bientôt, s’il veut finir les semences à temps.

Nous avons besoin de pluie dans les trois ou quatre prochaines semaines, dit l’agriculteur, qui est également vice-président de l’Association des producteurs de blé de l’Ouest canadien.

Selon Environnement et Changement climatique Canada, les conditions de sécheresse pourraient persister encore plusieurs semaines dans certaines régions.

Des précipitations sous la normale

Des conditions de sécheresse grave et extrême ont été enregistrées dans une partie du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan en février, selon Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Au cours des trois derniers mois, la plupart des régions albertaines au sud de Red Deer n’ont eu qu’entre 40 % et 85 % des précipitations moyennes habituelles pour cette période de l'année.

Ce pourcentage passe sous la barre des 40 % dans quelques régions de l’extrême sud et du sud-est.

Une carte représente les précipitations des 90 derniers jours au Canada. La vaste majorité des régions du sud ont eu moins de 85 % des moyennes saisonnières, et certaines, moins de 40 %.

Le nord de l'Alberta a eu des précipitations plus abondantes que d'habitude ces trois derniers mois, mais c'est le contraire dans le sud.

Photo : Agriculture et agroalimentaire Canada

C’est plutôt épeurant en ce moment, affirme le vice-président de la Commission du blé et de l’orge de l’Alberta, Leroy Newman.

Le peu de neige qu’on a eu cet hiver - et c’était vraiment peu - a complètement disparu ces derniers jours, dit-il.

Il cultive des pois, de l’orge et du blé sur quelque 4000 acres de terres près de Gladys, à 20 minutes à l'est d'Okotoks.

Il sait qu’il devra commencer à semer d’ici deux semaines et espère ardemment que Mère Nature change d’humeur d’ici là.

Beaucoup d’espoir pour la saison 2022

La dernière saison agricole a été particulièrement rude pour les agriculteurs des prairies, particulièrement en raison d’une intense sécheresse. Les perturbations à la chaîne d’approvisionnement causées par la pandémie ont aussi compliqué les choses.

Leroy Newman et Stephen Vandervalk affirment tous deux que leurs dernières récoltes étaient les pires depuis au moins 30 ans.

La hausse de la valeur des produits agricoles sur les marchés mondiaux leur permet d'espérer remonter la pente cette année.

Toutefois, si la pluie n’arrive pas bientôt, ils pourront difficilement en profiter et les consommateurs seront aussi pénalisés, expliquent-ils.

Ne soyez pas surpris si les prix augmentent dans les magasins, mais espérez qu'il pleuve, lance Leroy Newman.

Il reste optimiste, sachant que la météo peut changer à n’importe quel moment.

Avec des informations de Marc-Antoine Leblanc

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !