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102 Premières Nations de la C.-B. lancent un cri du cœur pour le saumon sauvage

Des saumons rouges

Les Premières Nations se disent particulièrement sensibles au sort des saumons.

Photo : iStock / iStockPhoto

Des représentants de 102 Premières Nations de la Colombie-Britannique demandent à Ottawa et Victoria de mettre fin le plus tôt possible aux fermes d’élevage de saumons à filets ouverts et soulignent que l’essentiel est de préserver le saumon sauvage, dont les stocks sont de plus en plus bas.

Rassemblés à Vancouver, des leaders autochtones ont déclaré être opposés à tout prolongement des permis d’exploitation de piscicultures à filets ouverts.

Les fermes d'élevage de saumons des îles Discovery, en Colombie-Britannique, doivent cesser leurs activités d'ici le 30 juin 2022. Leur permis ne sera pas renouvelé, a affirmé le gouvernement fédéral.

Une entreprise piscicole dans les îles Discovery, en Colombie-Britannique.

Une entreprise piscicole dans les îles Discovery, en Colombie-Britannique.

Photo : Offerte par Mowi

Des représentants de l’industrie de la pisciculture, des Premières Nations qui vivent de cette industrie et le premier ministre britanno-colombien John Horgan se sont tous fait entendre sur l’impact négatif qu’auront ces fermetures sur l’économie de plusieurs communautés.

L'association des éleveurs de saumons de la Colombie-Britannique estime que plus de 4700 emplois et 1,2  milliard de dollars seraient perdus si les permis d’exploitation ne sont pas renouvelés.

Les 102 Premières Nations qui sont en faveur de l’élimination des fermes d’élevage à filets ouverts affirment que les gouvernements doivent penser d’abord et avant tout à la ressource première qu'est le saumon sauvage et à sa survie.

Nous sommes fatigués de parler, sans qu’on nous entende vraiment. Le saumon sauvage de la Colombie-Britannique a besoin d’être entendu, déclare le Grand Chef Stewart Phillips, président de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique.

Certains nous décrivent comme anti-fermes d’élevage, mais nous sommes plutôt pro-saumons, précise Bob Chamberlin, de l’Alliance du saumon sauvage des Premières Nations.

Les chefs autochtones soulignent qu'il est important de protéger la ressource pour les générations à venir, pour tous les Britanno-Colombiens, mais aussi pour l’industrie commerciale et récréative. Ils espèrent une approche plus collaborative pour assurer la survie du saumon sauvage.

Le gouvernement fédéral s'est engagé à mettre en œuvre un plan responsable de transition de l’aquaculture en parcs en filet ouverts en Colombie-Britannique d’ici 2025.

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