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100 heures en haut d’un mât pour récolter des fonds pour le traitement du diabète

Ryan MacDonald à Calgary.

Ryan MacDonald sera perché pendant quatre jours dans un mât installé devant l'immeuble de son employeur, le cabinet comptable Ernst & Young.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Passer quatre jours en haut d'un mât pour amasser de l’argent et faire avancer la recherche sur le diabète. Voilà le défi fou d’un père de famille de Calgary. Il a déjà récolté 8000 $ pour la lutte contre cette maladie dont est atteint son fils.

Ça a l’air très petit, dit un enfant dans le public qui n’en revient pas. Ses yeux sont rivés sur la maisonnette fixée au bout d'un mât de 12 mètres de haut en plein centre-ville de Calgary.

Vers 11 h, lundi, une grue fait monter Ryan MacDonald jusqu'à cette cabane en bois de 4 mètres carrés. Il compte y passer les 100 prochaines heures.

Le père de famille, qui est comptable, dormira sur un matelas gonflable, avec un chauffage d'appoint et une connexion Internet pour faire des entrevues avec les médias et remercier les donateurs en direct.

Une hormone défaillante

Ryan MacDonald s’est donné cette mission pour son fils, Luke, qui a reçu un diagnostic de diabète de type 1 à l'âge de 5 ans. 

Cette maladie est causée par un défaut dans le fonctionnement de l’insuline, une hormone produite par le pancréas, qui permet au glucose présent dans le sang d’entrer dans les cellules du corps pour qu’il soit utilisé comme source d’énergie.

Luke MacDonald à Calgary.

Le diabète de type 1 représente la majorité des cas de diabète chez les enfants et les adolescents. Luke MacDonald a été diagnostiqué à 5 ans.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

En cas de diabète, le sucre ne peut pas entrer correctement dans les cellules et s’accumule dans le sang. Des complications aux yeux, aux reins ou au coeur peuvent en découler.

Cette maladie ne se guérit pas encore, mais se contrôle, avec une routine stricte.

Je vérifie le taux de sucre dans mon sang tous les jours depuis que je suis petit, dit Luke MacDonald.

Âgé de 12 ans aujourd'hui, il doit s’injecter de l’insuline environ quatre fois par semaine.

Il faut toujours surveiller son taux d’insuline, explique Ryan MacDonald. Avant de manger, on analyse combien de féculents comporte le repas pour voir si la quantité de glucides n’est pas excessive.

Une maisonnette est installée en haut d'un mât dans le centre-ville de Calgary.

Ryan MacDonald recevra de la nourriture chaque jour.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Depuis sept ans, la famille MacDonald ne peut jamais baisser la garde face à ce monstre toujours dans les parages, comme elle le surnomme.

Faire avancer la recherche

Ce que fait mon père aujourd'hui compte beaucoup pour moi. Cela va aider à trouver un remède, dit Luke MacDonald, qui rejoindra son père à 12 mètres de haut mardi pour une nuit.

Une grue amène Ryan MacDonald vers la maisonnette dans laquelle il vivrait pendant 100h.

Une grue dépose Ryan MacDonald vers la maisonnette dans laquelle il compte vivre pendant 100 heures.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Son père espère faire avancer la science avec l'argent récolté.

Les traitements coûtent cher quand on n'a pas d'assurance privée. Des familles doivent payer 1000 $ par mois. Un remède permettrait de changer la vie de 300 000 Canadiens et de libérer le système de santé, dit Ryan MacDonald.

En partenariat avec la Fondation de recherche sur le diabète juvénile (FRDJ), quatre autres bénévoles relèvent le même défi à Montréal, à Vancouver et à Toronto. Ils espèrent récolter 15 millions de dollars en tout.

Tous les jours, plus de 20 personnes au Canada meurent de complications liées au diabète, selon la FRDJ.

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