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Près de 120 restaurants en moins dans la région en 2 ans

Un chef cuisine avec une poêle dans un restaurant.

L'approvisionnement des aliments est retardé par les fermetures de routes en Colombie-Britannique

Photo : getty images/istockphoto / byakkaya

Radio-Canada

Plusieurs établissements de restauration du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont pas survécu à la pandémie, alors que la région en compte 117 en moins en près de 2 ans, selon l’Association restauration Québec (ARQ).

Il s’agit du constat que dresse l’ARQ dans son bilan publié en mars pour la province, qui compare le nombre d’établissements de restauration entre février 2020 et janvier 2022.

Cette compilation englobe pour la région les restaurants proposant du service aux tables (-59), ceux qui offrent des commandes au comptoir (-36) ainsi que les traiteurs (-22).

Dans un passé récent, les restaurateurs et les traiteurs ont été lourdement ébranlés, non seulement par les restrictions sanitaires, mais aussi par la pénurie de main-d'oeuvre, explique le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'ARQ, Martin Vézina.

Ce qui est arrivé avec la pandémie, c’est que nos employés de carrière, qui après se faire mettre à pied plusieurs fois, des fois pour de longues périodes, plusieurs mois, bien se sont mis à réfléchir en disant : "Peut-être que le secteur de la restauration est un peu trop instable pour y travailler, je vais aller dans d’autres secteurs."

Certains se sont tournés vers les résidences pour retraités, la construction, ou encore l’industrie manufacturière. Et ces gens-là, de carrière, on les a perdus pour de bon, ajoute M. Vézina.

M. Vézina se dit persuadé que d'autres établissements de la région vont fermer leurs portes une fois que les subventions gouvernementales pour soutenir partiellement les salaires des employés et les loyers prendront fin.

Par ailleurs, il ajoute que l'augmentation du coût des aliments sera sans doute la goutte qui fera déborder le vase pour plusieurs restaurateurs et traiteurs.

« Notre principale crainte pour les prochains mois, c’est que cette inflation-là fasse changer le comportement des consommateurs, qu’ils décident d’aller moins au restaurant, parce que déjà leur facture d’épicerie augmente considérablement. »

— Une citation de  Martin Vézina, de l’Association restauration Québec

Toutes les régions du Québec, sauf l’Estrie, affichent un bilan négatif dans la compilation effectuée par l’ARQ.

La province compte 2428 restaurants proposant un service aux tables en moins, dont 979 à Montréal et 559 en Montérégie. Montréal est d’ailleurs la région la plus touchée, avec 1239 établissements de restauration en moins en près de deux ans.

Se lancer en restauration dans un contexte difficile

Étonnamment, dans le contexte difficile de la crise de la COVID-19, certaines ouvertures ont aussi eu lieu.

Par exemple, le restaurant Benny & Co. de Chicoutimi a été inauguré à la mi-novembre, sur la rue d’Alma. Le cofranchisé de l'établissement Michel Grenier reconnaît ouvertement qu'il avait une crainte au départ.

Un homme pose dans la salle à manger d'un restaurant.

Michel Grenier, cofranchisé du Benny & Co. de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Le défi, c’est toujours la main-d’oeuvre. Ça faisait peur un petit peu au début, a-t-il confié, mais les gens étaient au rendez-vous. J’ai eu beaucoup, beaucoup d’applications, plus que j’en avais de besoin. Même des gens extrêmement travaillants et compétents; je n’ai pas eu de problème à ce niveau-là.

M. Grenier estime que certains facteurs peuvent favoriser la rétention du personnel, comme la bonne humeur qui règne sur les lieux de travail. C’est important que les employés soient bien, qu’ils aient envie de venir travailler chaque jour, indique-t-il.

« Moi, je suis un passionné. C’est de transmettre la passion que les gens sont bien ici et sont heureux. Puis ça, pour moi, c’est primordial. »

— Une citation de  Michel Grenier, cofranchisé du Benny & Co. de Chicoutimi
La façade d'un restaurant.

Le restaurant Benny & Co. de Chicoutimi a ouvert ses portes à la mi-novembre.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

D’après un reportage de Catherine Gignac

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