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Archives

Le tir au poignet : plus qu’une épreuve de force

Deux athlètes s'affrontent lors d'une compétition de tir au poignet sous les yeux attentifs d'un arbitre.

Le tir au poignet est un sport qui exige à la fois de la force, de la technique et de la persévérance.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

On s’imagine souvent que c’est la force brute qui fait que quelqu’un devient un champion du tir au poignet (également appelé bras de fer). Ces quelques reportages tirés de nos archives révèlent qu’il faut aussi de la technique et de la détermination.

Les raisons du succès d’une championne

« La technique, c’est à peu près 60 %. […] La force, c’est à peu près 40 %. »

— Une citation de  Liane Dufresne, 1986

Sport millénaire, le tir au poignet a été réglementé à partir des années 1970.

Dans l’univers du tir au poignet canadien, Liane Dufresne a certainement laissé sa marque.

Elle a remporté 11 fois le titre de championne mondiale du bras de fer de 1985 jusqu’à sa retraite des compétitions en 1998.

Au jour le jour, 17 mars 1986

Le 17 mars 1986, la journaliste Diane Massicotte présente un reportage sur cette athlète à l’émission Au jour le jour qu’anime Dominique Lajeunesse.

À l’époque, Liane Dufresne a déjà gagné un titre de championne canadienne et mondiale de tir au poignet dans la catégorie des 144 livres et plus.

Dotée d’une force naturelle impressionnante, Liane Dufresne reçoit l’appui de son père René Dufresne pour se lancer dans ce sport un peu particulier.

Avec l’entraînement et l’acquisition de techniques appropriées, Liane Dufresne devient une redoutable compétitrice.

Elle réussit même à battre au tir au poignet son père, qui est un homme musclé.

Mais comme le confirment le père et la fille, la clé du succès dans cette discipline, ce n’est pas la force.

Il faut plutôt compter davantage sur la technique et l’entraînement.

C’est ainsi que dans sa maison, à Laval, Liane Dufresne s’est fait construire une table réglementaire de tir au poignet sur laquelle elle s’exerce pour être à l’aise lors des compétitions.

Outre ses capacités physiques, elle avoue utiliser la psychologie pour désarmer ses adversaires.

Liane Dufresne n’est pas vraiment dérangée par le fait que pratiquer ce sport lui vaut d’être qualifiée de garçon manqué.

Plusieurs tireuses sont très féminines, confirme-t-elle.

Ce qui gêne plus les garçons, c’est quand je les bats au tir au poignet plusieurs fois de suite, ajoute-t-elle avec un petit sourire en coin.

Persévérance récompensée

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Néo-Brunswickois Sylvio Bourque a démontré beaucoup de persévérance.

Le National, 14 septembre 2009

C’est ce que rappelle un reportage du journaliste François Leblanc présenté le 14 septembre 2009 à l’émission Le National animé par Geneviève Asselin.

Après 30 ans d’entraînement, le tireur au poignet originaire de Grande-Digue décrochait une médaille d’or aux championnats du monde tenus en Italie dans la catégorie grand maître de la main gauche chez les 75 kilos.

Il a aussi obtenu une médaille d’argent pour une compétition de la main droite.

Sylvio Leblanc confie que cela n’a pas été facile d’obtenir ces médailles.

Il y avait plus de 500 athlètes qui venaient de 48 nations, souligne-t-il. Les athlètes canadiens ont obtenu 10 médailles.

Pour s’entraîner, Sylvio Bourque s’est inspiré des techniques d’un autre athlète, le nageur américain Michael Phelps, qui a remporté 26 médailles d’or dans sa carrière.

Le moment le plus émouvant pour le médaillé a été, se souvient-il, quand il a vu l’unifolié dressé et l’hymne national canadien entonné par la foule qui était debout.

Un sport qui se veut inclusif

Saviez-vous que des athlètes handicapés participent aussi aux compétitions de tir au poignet?

Ça vaut le détour, 1er novembre 2003

C’est ce qu’on apprend dans le reportage du journaliste François Leblanc présenté à l’émission Ça vaut le détour du 1er novembre 2003.

Comme le souligne le président de la Fédération canadienne de tir au poignet Fred Roy, les sportifs handicapés sont les bienvenus.

C’est un sport qui est plus accessible que d’autres pour les personnes handicapées.

Il a cependant fallu adapter certains des règlements, de même que le matériel utilisé lors des compétitions.

Les athlètes handicapés sont heureux de pouvoir concourir dans ce sport.

C’est le cas d’Allan Henrick, qui affirme que pratiquer le tir au poignet lui a permis de renforcer certains muscles de son corps.

Il y a cependant parfois des difficultés à surmonter.

Par exemple, lors d’un tournoi à Moncton, la compagnie aérienne qui transportait Allan Henrick a égaré son fauteuil roulant.

Trouver des adversaires est aussi un obstacle qui freine le développement des athlètes handicapés, même si ces derniers peuvent affronter des tireurs non handicapés s’ils le désirent.

Les championnats canadiens de tir au poignet auront lieu à Winnipeg du 1er au 3 juillet en 2022.

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