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Les Néo-Brunswickois appuient le bilinguisme, mais connaissent mal la LLO

Le Commissariat aux langues officielles présente les résultats d'un sondage sur la perception du bilinguisme et de la Loi sur les langues officielles au Nouveau-Brunswick.

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Le sondage affirme qu’une forte majorité (81 %) de Néo-Brunswickois appuie la Loi sur les langues officielles et le bilinguisme au Nouveau-Brunswick. L’appui est plus unanime auprès des francophones (95 %), que chez les anglophones (73 %).

Photo : Radio-Canada

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Huit Néo-Brunswickois sur dix affirment appuyer le bilinguisme dans la province, mais la moitié des répondants disent ne jamais avoir entendu parler de la Loi sur les langues officielles (LLO) jusque-là. De plus, nombreux sont ceux qui ne connaissent pas les moyens qui existent pour protéger leurs droits.

C'est ce que révèle un sondage commandé par le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

La commissaire Shirley MacLean a présenté lundi les résultats du sondage, qui se penchent notamment sur les comportements et les opinions de la population concernant les langues officielles et le bilinguisme.

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La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean, présente les résultats d'un sondage sur la perception du bilinguisme et de la Loi sur les langues officielles.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Les résultats montrent qu’une forte majorité (81 %) de Néo-Brunswickois appuie la Loi sur les langues officielles et le bilinguisme au Nouveau-Brunswick. L’appui est plus fort chez les francophones (95 %) que chez les anglophones (73 %).

Il est important de noter que l'appui majoritaire aux langues officielles et au bilinguisme se retrouve dans toutes les régions du Nouveau-Brunswick, affirme la commissaire MacLean.

De plus, 60 % des répondants estiment que les relations entre les francophones et les anglophones sont plus positives aujourd’hui qu’il y a 10 ans, en raison d’une plus grande sensibilisation et d'une meilleure compréhension.

Environ 36 % des répondants estiment que leur capacité à comprendre les deux langues officielles est « excellente » ou « bonne ».

Pour ce qui est de la langue parlée à la maison, presque tous les anglophones ont indiqué qu’ils parlent plus souvent en anglais (99 %). Du côté des francophones, 76 % des répondants parlent plus souvent en français à la maison.

L’incapacité de certains participants francophones à parler leur langue maternelle à la maison est un facteur qui peut contribuer au déclin de la langue française, souligne le rapport.

La question d’une préférence perçue, par une minorité d’anglophones, pour les francophones ou les personnes bilingues, notamment lorsque vient le temps de décrocher un emploi, a aussi été évoquée.

La firme MQO Recherche a effectué le sondage auprès de 800 Néo-Brunswickois (Nouvelle fenêtre) âgés de 18 ans et plus (506 anglophones et 243 francophones) en octobre dernier. La définition de francophone et d'anglophone a été déterminée par la langue maternelle de l'individu.

Pour cette recherche, la marge d’erreur à l’échelle de la province est de ±3,46 % avec un niveau de confiance de 95 % et de ±6,28 % pour chacun des sous-échantillons linguistiques.

Une méconnaissance de la LLO et des recours

La moitié des répondants (50 %) au sondage ont affirmé qu’ils ont entendu parler de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick (LLO) pour la première fois au cours du sondage. La sensibilisation était généralement plus faible chez les anglophones que chez les francophones, précise le rapport.

Environ 16 % des répondants disent qu’il ne connaisse pas l’objectif de la LLO ou n'ont pas voulu répondre à cette question.

Le rapport souligne aussi une méconnaissance générale de l’existence du Commissariat aux langues officielles et de l’endroit où se plaindre en cas de non-respect des droits linguistiques.

En effet, 39 % des répondants ne sont pas certains de ce qu’ils feraient si leurs droits linguistiques n'étaient pas respectés et 9 % ont déclaré qu’ils ne déposeraient pas de plaintes et n’en parleraient à personne.

Ceci m’indique qu’en tant que commissaire, je dois faire plus de promotion pour m’assurer que la population néo-brunswickoise sache où elle peut porter plainte en cas de non-respect des droits linguistiques, affirme Shirley MacLean.

Des perceptions qui diffèrent

Le sondage fait aussi état de différences de comportements et de perceptions envers le bilinguisme entre les francophones et les anglophones.

Par exemple, 95 % des francophones se disent fiers de vivre dans la seule province officiellement bilingue, contre 66 % des anglophones.

Environ 59 % des anglophones trouvent que le bilinguisme est une source d’enrichissement culturel contre 94 % des francophones.

Enfin, 68 % des francophones estiment que l’avenir de la langue française au Nouveau-Brunswick est menacé, contre 21 % des anglophones, des statistiques qui inquiètent la commissaire MacLean, qui les qualifie de troublantes.

À quand la révision de la LLO?

Le rapport sur la révision de la Loi sur les langues officielles, préparé par les commissaires Yvette Finn et John McLaughlin, a été déposé en décembre dernier. Depuis, le premier ministre Blaine Higgs, responsable de faire appliquer la LLO, n’a pas encore commenté ce rapport, ce que plusieurs lui reprochent.

La commissaire MacLean est préoccupée par ce silence du premier ministre.

On se demande s’il y aura un projet de loi qui sera déposé à l’automne, le temps commence à s’écouler et personnellement je suis très inquiète, comme commissaire, qu’on n’a pas eu de réponse et pas de recommandations spécifiques qui ont été acceptées, lance-t-elle.

Avec des informations d'Alix Villeneuve

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