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Des pêcheurs de homard de l’Î.-P.-É. craignent une pénurie d’appâts en 2023

Des pêcheurs chargent des casiers à homard sur leurs bateaux, à Tignish.

La pêche au homard commence dans un mois, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Rochford

Radio-Canada

Des membres de l’industrie de la pêche au homard de l’Île-du-Prince-Édouard craignent que l’interdiction de la pêche au maquereau et au hareng puisse entraîner une pénurie d’appâts pour la saison de pêche au homard, l’an prochain.

Ces deux espèces sont des sources importantes d’appâts pour l’industrie du homard, un secteur primordial pour l’économie de la province insulaire.

L’interdiction de la pêche du maquereau et du hareng a surpris le directeur général du port de Souris dans l'est de l'île, Andy Daggett, ainsi que d’autres pêcheurs de la province.

« Nous ne sommes pas certains d’où viendront les appâts l’année prochaine. C'est la question que tout le monde se pose!  »

— Une citation de  Andy Daggett, directeur général du port de Souris

Annoncée la semaine dernière, cette décision de Pêche et Océans Canada permettrait de régénérer les stocks de ces espèces dans la région qui sont classés en zone critique par le ministère fédéral.

Andy Daggett pose pour la photo à l'intérieur d'un bureau.

Le directeur général du port de Souris, Andy Daggett, se dit préoccupé par la prochaine saison de pêche.

Photo : Radio-Canada / Brittany Spencer

Une pénurie des appâts et l’inflation

Le pêcheur Terry Harris craint que la suspension entraîne une augmentation des coûts de préparation pour la saison 2023.

C’est quelque chose qui va définitivement faire monter le prix des appâts, déplore-t-il.

Il assure néanmoins que son bateau aura assez d'appâts pour cette saison printanière qui commence dans un mois.

Terry Harris et sa fille Heather transportent des casiers au homard.

Terry Harris et sa fille Mallory se préparent à la pêche printanière au homard.

Photo : Radio-Canada / Brian Higgins

Pêcheur qui commercialise des appâts, Jeff MacNeil explique que des entreprises du secteur reçoivent déjà de la demande pour des appâts congelés en vue de l’année prochaine.

Selon lui, une hausse des prix de l’appât pouvait déjà être observée depuis quelque temps.

Cette augmentation pourrait aller jusqu’à 50 cents la livre, précise-t-il.

Un bateau de pêche utilise généralement environ 500 livres d’appât par jour.

Jeff MacNeil rappelle que les résidents de l’île composent déjà avec de hauts taux d’inflation.

« Cela va être plus cher, surtout avec l’augmentation du prix des carburants et tout le reste qui augmente. Mais maintenant, nous allons aussi devoir composer avec une pénurie d’appâts.  »

— Une citation de  Jeff MacNeil, pêcheur

Plus de 7 millions de livres d’appâts sont actuellement stockées dans les installations de l’Administration portuaire de Souris, selon Andy Daggett.

Le directeur général de ce port assure qu’environ 500 pêcheurs de la région pourront s’y approvisionner cette année.

Le gouvernement de l’île a entamé, pour sa part, des pourparlers avec des fabricants locaux et des fournisseurs étrangers pour tenter de trouver des appâts de remplacement pour l’an prochain.

Avec des informations de Brian Higgs, de CBC

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