•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plaidoyer pour le maintien au port du masque au-delà du 15 avril

Un homme portant un masque tente d'ouvrir une porte.

Les citoyens sont maintenant les seuls responsables de leur sécurité, préviennent les experts (archives).

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

Le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Luc Boileau, risque fort de recommander le prolongement du masque obligatoire après le 15 avril.

Pour l'instant, le gouvernement compte l'abolir à partir de la mi-avril, mais la hausse marquée des cas et des hospitalisations lors de cette sixième vague inquiète le Dr Boileau et des professionnels de la santé.

Plusieurs citoyens craignent aussi les dangers que cela représente pour les personnes vulnérables.

La médecin spécialiste en santé publique et membre du Comité sur l'immunisation du Québec, la Dre Maryse Guay, croit que le port du masque demeure l’une des dernières mesures de protection. C'est pour protéger la personne vulnérable, et nous ne voulons pas être la source de cette transmission, rappelle-t-elle.

La Dre Guay est d'avis qu’il ne faut pas hésiter à conserver le port du masque, parce que la situation est loin d’être revenue à la normale. Nous ne sommes jamais descendus en bas des 1000 hospitalisations quotidiennes au Québec. Nous pourrions converser le port du masque et même avec d'autres infections respiratoires, estime-t-elle.

« Le port du masque est une bonne habitude à prendre et il faudrait le délaisser moins vite qu’on l'aurait cru. »

— Une citation de  Dre Maryse Guay, médecin spécialiste en santé publique

Le port du masque devrait aussi se maintenir dans les endroits publics, selon la Dre Guay. Il serait prudent d'aller au-delà du 15 avril, même si on remarque que les gens ne sont pas très fidèles au masque. Il est souvent porté au menton. Il faut le porter comme il le faut pour que ce soit efficace, particulièrement lorsque l’on a des symptômes. Les réflexes développés avec la COVID doivent rester. Lorsque l’on est malade, on reste chez soi.

Elle rappelle que l'hygiène des mains doit se poursuivre, tout comme la vaccination. C'est vraiment important. La dose de rappel doit être prise. Il y a seulement la moitié de la population qui l'a reçue. Au final, il faut aller chercher cette troisième dose et même la deuxième dose de rappel pour les plus vulnérables, indique Maryse Guay.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !