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Les prix des carburants au Nouveau-Brunswick sont les plus élevés des Maritimes

Un automobiliste fait le plein à une station-service.

L'essence coûte de plus en plus cher.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les prix des carburants au Nouveau-Brunswick ont augmenté dimanche pour la troisième fois depuis jeudi. Entre-temps, les consommateurs dans les deux autres provinces maritimes paient beaucoup moins.

La Commission de l’énergie et des services publics du Nouveau-Brunswick a autorisé des hausses jeudi et dimanche en raison de l'évolution des prix repères du pétrole sur le marché mondial. Une hausse est aussi entrée en vigueur vendredi à cause de la taxe carbone du gouvernement fédéral, hausse à laquelle échappent les autres provinces maritimes.

Le prix maximal autorisé du litre d'essence ordinaire libre-service a augmenté de 19,6 ¢ en tout en quatre jours au Nouveau-Brunswick. Lundi matin, il surpasse d’environ 14 ¢ le prix en Nouvelle-Écosse.

Prix maximal autorisé du litre libre-service le 4 avril 2022

Essence

Diesel

Nouveau-Brunswick

183,6 ¢

237,1 ¢

Halifax

169,7 ¢

207,9 ¢

Île-du-Prince-Édouard

168,9 ¢

210,7 ¢

Normalement, la commission ajuste les prix des produits pétroliers le jeudi. Cependant, une clause de la loi lui permet de changer le prix maximal à la pompe en moins de 24 heures lorsqu'il y a une trop grande variation du prix repère sur les marchés. Les organismes réglementaires dans les deux autres provinces ont une plus grande marge de manœuvre pour réagir aux changements dans les jours subséquents.

Excluant la taxe carbone, le prix maximal autorisé du litre d’essence au Nouveau-Brunswick a augmenté de 9,8 ¢ jeudi et de 7,2 ¢ dimanche. Entre-temps, en Nouvelle-Écosse, le prix n’a changé qu’une fois : une baisse de 5,5 ¢ vendredi.

Les règles au Nouveau-Brunswick entraînent parfois une baisse subite des prix, comme c’était le cas le 11 mars quand le prix du diesel était inférieur de 24 ¢ à celui autorisé en Nouvelle-Écosse. Parfois, c’est le contraire qui se produit, comme vendredi lorsque le prix de l’essence surpassait de 29 ¢ celui en Nouvelle-Écosse.

Les effets de la taxe carbone

La taxe sur les produits émetteurs de dioxyde carbone imposée par Ottawa est passée de 40 $ à 50 $ la tonne le 1er avril, ce qui a fait augmenter la taxe carbone au Nouveau-Brunswick à 11,05 ¢ sur le litre d’essence et à 13,41 ¢ sur le diesel.

Cette même taxe en Nouvelle-Écosse est de 1,18 ¢ sur l’essence et de 1,5 ¢ sur le diesel et elle n’a pas changé au 1er avril. Cette province a opté en 2019 pour un système complexe de plafonnement et d'échange de droits d'émission qui lui permet d’éviter des hausses considérables.

Les coûts plus élevés du carbone au Nouveau-Brunswick sont partiellement équilibrés par un impôt plus faible sur le revenu et par d’autres mesures, mais ils entraînent un effet considérable sur le prix des carburants à la pompe.

Louise Comeau, directrice en matière de changement climatique et d’énergie au Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, a dénoncé la différence entre les systèmes provinciaux au cours d’une entrevue accordée plus tôt cette année. Selon elle, une approche plus cohérente serait préférable.

Le gouvernement fédéral s’est engagé à réduire les écarts de tarification du carbone entre les provinces, mais cela ne peut pas commencer en Nouvelle-Écosse avant 2023.

Entre-temps, l’Île-du-Prince-Édouard devait commencer vendredi dernier à imposer la même tarification du carbone qu’au Nouveau-Brunswick, mais elle n’a pas adopté à temps la mesure législative nécessaire. Elle promet toutefois de le faire cette semaine.

D'après un reportage de Robert Jones, de CBC

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