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Une nouvelle ferme maraîchère pour nourrir les Sherbrookois

La jeune femme inspecte un plant de légume.

La maraîchère Carol-Anne Morin prend soins de ses jeunes plants de légumes.

Photo : Yannick Cournoyer

Radio-Canada

Un jeune couple de Sherbrooke se lance dans la culture maraîchère à Wotton. Dès cet été, leur entreprise, Les jardins de Perséphone, distribuera des paniers de légumes aux Sherbrookois.

Pour leur première année, Carol-Anne Morin et Jérôme Piché cultiveront une quarantaine de légumes, dont plusieurs sont en semis présentement. Pour eux, c'est un rêve qui se réalise. Déjà, ils ont trouvé preneurs pour une bonne partie des légumes qui pousseront cette saison-ci.

Le jeune couple a fait connaissance au Centre régional d'initiatives et de formation en agriculture de Coaticook (CRIFA). Partageant la même passion, ils ont fait le pari d'acheter une ferme pour y démarrer leur entreprise.

On a travaillé chacun sur des fermes. On est allé chercher de l'expérience pendant deux ans. On a décidé de se lancer un peu rapidement, mais en même temps, l'opportunité était là et on s'est dit que si on ne la prenait pas, on allait attendre longtemps ensuite. C'est un risque à prendre, mais je pense qu'à date, cela en vaut la peine, explique Jérôme Piché.

Moins de transport, plus petit prix

La production des Jardins de Perséphone est destinée, entre autres, aux consommateurs de Sherbrooke, avec un point de chute à la Buvette Géogène, située sur la rue Prospect.

L'autre moitié de la production se vendra en kiosque, directement sur la ferme, à un prix compétitif. Comme il n'y a pas le transport qui entre en ligne de compte, on produit directement sur la ferme. Donc, on peut vendre à un prix plus raisonnable, rappelle Carol-Anne.

Départ difficile

Malgré la surface relativement petite de leur terre, le couple a bon espoir de pouvoir rentabiliser celle-ci d'ici trois ans. Selon eux, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous la première année ni la deuxième.

C'est pour ça que nous, on souhaite rester petit. En fait, peut-être qu'à la troisième année, on va arriver à être rentable, que ce soit viable, lance Carol-Anne Morin. C'est un milieu assez difficile, mais il y a la qualité de vie. C'est pour ça qu'on le fait. Il n'y a pas de prix à vivre ici et jardiner à tous les jours.

Les Jardins de Perséphone sont nés grâce à un producteur de Wotton, qui a cru au projet des deux entrepreneurs. On est tombé sur les anciens propriétaires ici, Pierre et Sylvie. Ils tenaient à ce que ce soit la relève agricole qui reprenne leur ferme. Pour nous, ç'a été parfait parce qu'on a pu passer à côté de la folie du marché de l'année dernière là. Autrement, on n'aurait jamais pu se permettre cet achat-là. C'est un beau legs de leur part.

Avec les informations de Jean Arel

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