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Québec mène un projet pilote pour les conducteurs de chiens de sang

On voit la chienne qui marche dans forêt enneigée. Derrière, son maître qui la tient en laisse et la suit.

Québec va permettre à certains conducteurs de chiens de sang d'abattre eux-mêmes, à l'aide d'une arme à feu, un animal blessé mortellement.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Québec va permettre à certains conducteurs de chiens de sang d'abattre eux-mêmes, à l'aide d'une arme à feu, un orignal, un cerf de Virginie ou un ours noir blessé mortellement par un chasseur.

C'est dans le cadre d'un projet pilote afin d'expérimenter des règles particulières et de récolter des renseignements sur les activités relatives aux conducteurs de chiens de sang.

Les participants seront exceptionnellement autorisés à porter une arme et à le faire le jour ou la nuit, mais ne pourront utiliser un chien pour chasser une bête.

Le ministère des Forêts compte recruter 50 conducteurs de chiens de sang dans la phase 1 du projet.

Selon le vice-président à l'Association des conducteurs de chien de sang du Québec, représentant de l'Abitibi-Témiscamingue, Serge Ferron, il s'agit avant tout d'abréger les souffrances des animaux blessés.

Ils veulent déterminer si l'utilisation de l'arme à feu pour abréger les souffrances d'un gibier mortellement blessé lors des périodes de chasse, en Abitibi-Témiscamingue, on parle surtout de l'orignal et de l'ours.

Une citation de Serge Ferron

Serge Ferron rappelle que la loi ne permet pas à un conducteur de chien de sang de porter une arme en forêt.

Présentement les conducteurs de chiens de sang, nous sommes entre 125 et 150 conducteurs actifs, n'ont pas le droit d'achever les souffrances d'un gibier blessé. Présentement, ils retrouvent le gibier blessé et donnent un temps d'attente pour que le gibier décède par lui-même. Des fois ça ne donne pas de belles images, c'est de la souffrance c'est pour ça que ça fait au-delà de dix ans que l'Association travaille avec le ministère pour réussir à trouver une solution pour abréger les souffrances du gibier, le gibier agonisant l'idéal c'est d'abréger leurs souffrances rapidement et c'est ce que les conducteurs de chiens de sang souhaitent le plus, explique le responsable.

Le conducteur de chien de sang Serge Ferron et son chien Irka

Le conducteur de chien de sang Serge Ferron et son chien Irka

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Ce projet pilote est rendu possible à la suite de l'adoption de la Loi modifiant la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

Étudier si c'est très productif d'aller de nuit avec l'arme à feu achever les souffrances des animaux et régler ça rapidement, c'est ça qu'on veut. Mais il faut le faire de la bonne façon et sécuritairement. Donc en étudiant la façon que 50 conducteurs vont le faire et en récoltant les données, c'est avec ça que les décisions vont être prise pour écrire le règlement final pour permettre aux conducteurs espérant le tous d'être armés pour faire le travail qu'ils doivent faire, c'est à dire abréger les souffrances, ajoute le vice-président à l'Association des conducteurs de chien de sang du Québec.

Serge Ferron ne sait pas combien il y aura de participants de l'Abitibi-Témiscamingue mais dit que l'idée c'est d'avoir des conducteurs au moins dans toutes les régions du Québec pour avoir une meilleure analyse possible et s'assurer que c'est représentatif de tout le territoire.

Les participants ont jusqu'au 17 avril pour s'inscrire en attendant le second appel de candidatures qui sera lancé en 2023.

Les participants doivent notamment avoir 4 ans d'expérience dans le domaine et effectué au moins 50 recherches à l’aide d’un chien de sang pour participer au projet.

Ces recommandations permettront ensuite d’élaborer un nouveau règlement pour encadrer la recherche et l’abattage de gibier blessé.

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