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La hausse du coût de la vie a des impacts sur des étudiants de l’Université de Moncton

Trois étudiants de dos marchent sur le campus de l’Université de Moncton.

L’Université de Moncton procèdera à une hausse des frais de scolarité d’au moins 2 % pour l’an prochain.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, les conséquences de l’inflation se font de plus en plus ressentir chez les étudiants. Cette situation inquiète la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM).

Sa présidente, Mathilde Thériault, souligne que les droits de scolarité ne représentent qu’une fraction des dépenses des étudiants pour leurs besoins de base.

La dette étudiante, ça va au-delà des frais de scolarité, clame-t-elle.

Un de leurs défis est de se rendre à leurs cours.

Se déplacer à l’Université c’est très cher, explique Mathilde Thériault.

Alors que le prix de l'essence à la pompe a atteint des sommets historiques au cours du dernier mois, plusieurs étudiants sont réfractaires à l’idée de voyager en véhicule.

J’ai eu des courriels, récemment justement, de personnes qui restaient à peut être 30 ou 40 minutes de l’Université [qui me disent] : je ne peux plus me permettre d’aller à l’Université, est-ce qu’il y aurait façon de m’adapter de ce côté-là ?, relate Mathilde Thériault.

Mathilde Thériault.

Mathilde Thériault est la présidente de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM).

Photo : FÉÉCUM

Parallèlement, vivre sur le campus ou à proximité n’est pas donné à tous.

L’Université a annoncé une augmentation de 3 % des coûts de logements sur le campus de Moncton et le coût des appartements dans les environs frôle les 1400 $ par mois.

L’inflation fait également grimper la facture d’épicerie de cette population plus vulnérable aux difficultés financières.

Ça fait en sorte que les personnes se privent de certaines choses pour parvenir à leur besoin essentiel, dit Mathilde Thériault. C’est très inquiétant.

S’accrocher à tout prix

La présidente de l’Association étudiante du campus de Shippagan de l’Université de Moncton, Sarah Djohra Ait Kheddache, croit que cette situation peut avoir un effet sur la santé mentale des étudiants.

Selon elle, plusieurs étudiants qui détiennent un emploi pendant leurs études finissent par y consacrer plus d’énergie, afin de pouvoir subvenir à leur besoin financier.

Au final, tu laisses carrément tes études de côté, avance-t-elle. Soit tu t’accroches vraiment à fond, mais là, il y a l'épuisement mental qui arrive.

Sarah Djohra Ait Kheddache en visioconférence.

Sarah Djohra Ait Kheddache, présidente de l’Association étudiante du campus de Shippagan de l’Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Bien que le nombre d’étudiants internationaux n’ait pas chuté dans les dernières années, Sarah Djohra Ait Kheddache affirme que certains d’entre eux quittent l’Université après les premiers semestres.

Ce groupe d’individus forme environ le quart de la population étudiante de l’Université de Moncton.

[À] la deuxième session, c’est bon, ils n’en peuvent plus, là ils décrochent, ils arrêtent, ils essaient de trouver autre chose, lance Sarah Djohra Ait Kheddache.

Alors que les étudiants tentent de se sortir la tête de l’eau, l’Université de Moncton procèdera à une hausse des frais de scolarité d’au moins 2 % pour l’an prochain.

D’après le reportage de Félix Arseneault

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