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Une pénurie de vétérinaires menace l’ouverture de l’abattoir de Saint-Luc-de-Vincennes

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Les travaux sont sur le point de se terminer à l'abattoir régional de Saint-Luc-de-Vincennes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après plusieurs années de démarches, les travaux sont sur le point de se terminer à l'abattoir de volaille de Saint-Luc-de-Vincennes, mais voilà qu'une pénurie de vétérinaires menace l'ouverture du service attendu de pied ferme par les petits producteurs du coin.

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a accordé l'aide financière pour déployer le projet, mais ne pourra vraisemblablement pas assurer l'inspection vu la pénurie de vétérinaires.

L’abattoir est pratiquement prêt à ouvrir ses portes, mais faute d’inspection, il pourrait ne pas pouvoir opérer.

Le temps presse

Les petits producteurs de volailles ont jusqu’au 15 avril pour pouvoir utiliser l’abattoir des Voltigeurs à Drummondville. Pour le président de la Coopérative de solidarité abattoir Massicotte, Stéphane Gagnon, le temps presse. Il est minuit moins une présentement, donc on a besoin d'avoir ces nouvelles-là, déclare-t-il.

Si l’abattoir de Saint-Luc-de-Vincennes ne peut pas être en fonction à cette date, les producteurs devront parcourir des centaines de kilomètres pour se tourner vers un autre abattoir du Québec.

Stéphane Gagnon mentionne que la présence d’un vétérinaire dans l’établissement est nécessaire pour pouvoir ensuite revendre nos produits soit en épicerie, en restaurant.

La bureaucratie pointée du doigt

Le MAPAQ mentionne que la demande de permis est sous analyse.

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation André Lamontagne reconnaît que la situation est complexe, mais garde un certain flou. Ce que je peux vous dire, c'est qu'au moment où on se parle, il n'y a pas de permis émis pour l'abattoir. Alors, le scénario, comment ça va fonctionner si éventuellement le permis est émis, honnêtement, il faudra voir les horaires, il faudra voir les ressources qui vont être disponibles, explique-t-il.

Aux yeux du producteur Steve Tousignant, cette situation est démoralisante pour plusieurs. La bureaucratie qui est très lourde, qui n'en finit plus, ça nous décourage... y'a certains producteurs pour qui cet impact-là est très important.

Près d'un million de dollars ont été investis pour le projet d'abattoir.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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