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Avec l’inflation, les épiceries à bas prix ont la cote

Des clients font la file dans une épicerie à rabais de Québec.

Des clients font la file dans une épicerie à rabais de Québec.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin

Le pouvoir d'achat des Québécois recule. Conséquence : beaucoup se tournent vers des épiceries à rabais afin d'économiser.

Depuis janvier, les clients sont plus nombreux à faire la file aux caisses d'Escomptes Fortin 2020, un détaillant au rabais situé dans le quartier Saint-Sauveur à Québec.

Ça a quasiment augmenté de 200 clients par jour certaines semaines. Donc, il a fallu beaucoup s'adapter, explique Mélissa Tessier, directrice.

La hausse du coût de la vie, du prix de l'essence et maintenant du prix de l'électricité n'est pas étrangère à cette popularité. Le profil de la clientèle a changé lui aussi, selon Mme Tessier.

Avant, ça allait chercher une clientèle spécifique, mais là, ça vient chercher vraiment tout le monde, toutes les classes de la société, explique-t-elle.

Un homme se dirige vers l'entrée du commerce Escomptes Fortin 2020.

Le magasin Escomptes Fortin 2020 est situé dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin

Les clients rencontrés sont venus acheter du pain, du fromage, et tous disent que la perte de pouvoir d'achat a des répercussions sur leurs finances.

Manque de volonté politique

Il y a toutefois des limites aux économies que les Québécois peuvent réaliser en surveillant les rabais ou en modifiant leurs habitudes de consommation, estime Francine Hamel, consultante budgétaire à l'Association coopérative d'économie familiale de Québec (ACEF).

Avec les augmentations qui ont cours, on n'a pas eu de hausse des salaires pour payer le prix de l'épicerie.

« Il est vraiment temps qu'on pense à hausser substantiellement le salaire minimum des gens. »

— Une citation de  Francine Hamel, consultante budgétaire à l'Association coopérative d'économie familiale de Québec

L'aide de 500 $ du gouvernement Legault et la hausse prochaine du salaire minimum à 14,25 $ de l'heure ne suffiront pas à atténuer les effets de l'inflation, pense-t-elle.

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