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« Faites-le au bord d’un lac, au gym », dit Élections Ontario

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Élections Ontario dit que les Ontariens peuvent utiliser son application partout et en tout temps pour s'assurer qu'ils sont inscrits sur la liste électorale.

Photo : Twitter/Élections Ontario

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Élections Ontario utilise l'humour dans sa campagne pour inciter le public à s'inscrire sur la liste électorale, en prévision du scrutin provincial de juin.

Faites-le au gym!, faites-le dans l'autobus!, faites-le au parc!, faites-le au bord d'un lac!, faites-le pendant un trajet covoiturage!, voilà le message des différentes publicités de la campagne bilingue dans les médias sociaux.

Élections Ontario veut dire que les électeurs peuvent se servir de son application pour téléphones intelligents ou de son site web pour s'assurer que leur nom figure sur la liste électorale.

Vérifiez, actualisez ou ajoutez vos coordonnées sur la liste des électeurs partout et en tout temps, disent les publicités diffusées depuis le début de mars sur YouTube et Twitter, notamment.

« Pour 2022, notre campagne vise à accroître les inscriptions avec un message drôle et créatif pour attirer l'attention des électeurs. »

— Une citation de  Élections Ontario

Élections Ontario rappelle qu'il est plus facile pour un électeur de voter le jour du scrutin lorsque son nom est déjà sur la liste.

Les jeunes de 16 et 17 ans, eux, peuvent s'inscrire d'avance afin de pouvoir voter dès qu'ils auront 18 ans.

Réactions

Camellia Wong du groupe Future Majority (Future majorité), une organisation sans but lucratif qui incite les jeunes à voter, se réjouit de cette campagne et de son ton.

« Des publicités comme ça rendent le vote amusant. »

— Une citation de  Camellia Wong, porte-parole de Future Majority
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Camellia Wong du groupe Future Majority pense qu'il faut utiliser de multiples approches pour rejoindre les jeunes électeurs, parce que ce qui attire l'attention de certains n'intéressera pas nécessairement d'autres, dit-elle.

Photo : Radio-Canada

Elle ajoute qu'il est important de passer par les médias sociaux et de promouvoir le vote sous différentes formes, afin d'atteindre le plus de jeunes possible. Les jeunes ne sont pas tous pareils, dit-elle […] C'est pour ça qu'il faut utiliser différentes méthodes.

Le politologue Peter Graefe de l'Université McMaster de Hamilton ne trouve pas le slogan à connotation sexuelle de la campagne particulièrement drôle.

Toutefois, il salue les efforts d'Élections Ontario pour tenter de joindre les 3 % à 5 % d'électeurs dont le nom ne figure pas sur la liste, que ce soit parce qu'ils sont de nouveaux électeurs ou parce qu'ils ont déménagé récemment.

« Peu de gens probablement seraient touchés par une annonce qui serait très officielle […] Mieux vaut un vocabulaire qui sera peut-être plus motivant pour les pousser à se mettre sur la liste électorale. »

— Une citation de  Peter Graefe, professeur à l'Université McMaster
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Le politologue Peter Graefe salue l'initiative d'Élections Ontario, même s'il ne trouve pas le slogan très drôle.

Photo : Radio-Canada

Il se souvient d'une campagne d'Élections Ontario en 2003 qui avait suscité la controverse. On y voyait des images de jeunes dont la bouche avait été remplacée par celle d'aînés avec le message : Ne laissez pas les autres parler à votre place.

Selon lui, ce n'est pas parce qu'il s'agit d'une institution publique que ses publicités devraient toujours être sérieuses.

Le directeur général des élections en Ontario, Greg Essensa, doit donner plus de détails sur le coût de la plus récente campagne de publicité de son organisation lors d'un point de presse prévu le 4 mai.

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