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L’organisme IRIS Estrie perd 70 % de son financement

Du matériel stérile est fourni par Iris Estrie.

Du matériel stérile est fourni par Iris Estrie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

IRIS Estrie lance un cri d'alarme au moment où l'organisme se trouve amputé de 70 % de son financement annuel.

La perte de deux importantes subventions fédérales contraindra IRIS Estrie à réduire considérablement ses services.

« On tombe en mode survie à partir d'aujourd'hui avec les finances qu'il nous reste, on ne fera pas l'année. »

— Une citation de  Charlène Aubé, directrice clinique d'IRIS Estrie

En l'absence de financement supplémentaire, l'organisme devra couper dans ses services, un choix qui s'annonce déchirant.

Charlène Aubé, la directrice clinique, indique que l'organisme n'a pas encore choisi où le couperet tombera précisément. IRIS Estrie tente encore d'évaluer comment conserver un maximum de service avec les ressources restantes.

Il semble toutefois inévitable que l'organisme ne pourra plus offrir un service spécifique à chaque populations à risques dans la lutte aux ITSS et au VIH.

Perte de 260 000 $

Rappelons que depuis plusieurs années, l'organisme bénéficiait de financement de la part du Fonds d'initiative communautaire, dédié à la lutte aux ITSS et au VIH, ainsi que le Fonds en réduction des méfaits. La perte de ce financement implique une réduction de 260 000 $ au budget annuel de l'organisme.

On nous a expliqué que ce sont des fonds fédéraux, donc il y a énormément de compétition des organismes communautaires qui sont pas mal tous sous-financés, mais la raison principale qu'ils nous ont donnée, c'est qu'ils avaient l'impression de financer notre mission et ce n'est pas au fédéral de financer la mission des organismes communautaires, c'est au provincial, relate Charlène Aubé.

« Quand on parle de lutte au VIH et aux ITSS, c'est une question de santé publique, alors on interpelle la santé publique, les députés et le ministre de la Santé : on a besoin de soutien. »

— Une citation de  Charlène Aubé, directrice clinique d'IRIS Estrie

IRIS Estrie déplore toutefois que le financement de 60 000 $ accordé par Québec pour soutenir la mission de l'organisme est largement insuffisant. Depuis juillet dernier, on a fait plusieurs démarches pour essayer de trouver des fonds pour pallier ce manque-là qui va causer d'assez grands bris de service, souligne Charlène Aubé.

Pour l'instant, l'organisme n'a pas encore trouvé le soutien financier nécessaire pour maintenir ses activités régulières et cherche à amasser 25 000 $ à court terme pour poursuivre sa mission.

IRIS Estrie offre notamment des ateliers dans les écoles au sujet de la préventions des infections transmissibles sexuellement, en plus d'accompagner les populations en situation d'itinérance, de prévenir les surdoses et de soutenir les travailleuses de l'industrie du sexe.

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