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Chiots Nordiques prend soin de 168 chiens lors de son passage sur la Côte-Nord

Une personne effectue un acte médical sur un chien.

Un bénévole de l'organisme Chiots Nordiques effectue un acte médical sur un chien sur la Côte-Nord.

Photo : Gracieuseté de Chiots Nordiques

L’organisme Chiots Nordiques, qui combat la surpopulation canine et encourage la stérilisation au nord du Québec, a installé une clinique ponctuelle à la fin du mois de mars dans les communautés de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, près de Schefferville.

Carte des communautés de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach.

La clinique ponctuelle de l'organisme Chiots Nordiques s'est déroulée dans les communautés de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, au nord de Fermont sur la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les bénévoles de l'organisme ont rencontré et examiné 168 chiens, tandis que 93 ont été stérilisés.

28 chiens ont été transportés vers le sud du Québec afin d'y être adoptés dans le réseau de famille d'accueil ou les partenaires de Chiots Nordiques, explique la Dre Daphnée Veilleux-Lemieux, vétérinaire et présidente de l'organisme.

Des cages de transport pour chien sont dans un avion.

Les chiens ont été transportés vers le sud du Québec depuis l'aéroport de Schefferville, qui dessert les deux communautés autochtones de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach.

Photo : Gracieuseté de Katshinak Ashini

C’est soit des transferts de propriété, donc des propriétaires autochtones qui désirent se départir de leur chien, ou des animaux qui étaient errants sans collier, en liberté, dit la vétérinaire.

« On a été mandaté par les communautés [de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach] pour faire ces transferts-là. »

— Une citation de  Dre Daphnée Veilleux-Lemieux, vétérinaire et présidente de Chiots Nordiques

L’intervention dans ces communautés autochtones était prévue au départ en 2020, mais a été retardée en raison de la pandémie de COVID-19. La [pandémie] a beaucoup compliqué nos interventions dans les deux dernières années. Ce sont des communautés qui sont relativement fragiles et on ne peut pas prendre un risque, affirme la Dre Veilleux-Lemieux.

[Notre organisme] était attendu depuis longtemps. Quand on est parti, on nous a déjà demandé quand on revenait, ajoute-t-elle.

Une chienne avec trois chiots.

L’enthousiasme et l’engouement pour ces chiots récupérés dans les communautés autochtones du Québec sont encore très présents, constate la Dre Daphné Veilleux-Lemieux, vétérinaire et présidente de Chiots Nordiques.

Photo : Gracieuseté de Chiots Nordiques

Quatre vétérinaires, dont trois aux chirurgies et un aux examens, mais aussi des techniciens en santé animale et des bénévoles à l’accueil, au chenil temporaire et à la capture des chiens font partie des 15 bénévoles, note la présidente. Des bénévoles locaux se sont aussi joints à l’opération.

Selon le site internet de l’organisme, les cliniques ponctuelles permettent un contrôle direct de la population canine et diminuent significativement les risques de bagarres et de blessures présents dans les communautés. Ils offrent également une seconde chance à ces chiens qui meurent de froid, de faim ou d’une tuerie massive à l’arme à feu.

Normalement, en période hors COVID-19, Chiots Nordiques fait entre 6 à 8 cliniques [par année]. À chaque clinique, on espère stériliser entre 100 et 150 chiens. On examine près de 800 chiens annuellement quand nous sommes sur le terrain, indique la vétérinaire.

La demande pour adopter un chiot de l’organisme continue à être très forte en 2022

Chiots Nordiques, qui est entièrement financé par des dons du public, estime retourner dans les communautés de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach l’année prochaine ou dans deux ans, selon le recensement canin. Ça va dépendre de comment est-ce que la population canine se stabilise dans les deux communautés, raconte la vétérinaire.

Dans les prochains mois, Chiots Nordiques souhaite venir en aide aux communautés de Kuujjuarapik, Inukjuak et Kangirsuk, trois villages inuits accessibles exclusivement par avion, rapporte la Dre Veilleux-Lemieux.

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