•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un second projet de traitement des résidus de bauxite financé par Rio Tinto

Un édifice à bureaux.

Le bureau principal de Rio Tinto au Complexe Jonquière, à Arvida.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Après l'unité de démonstration commerciale implantée à l'Usine Vaudreuil, Rio Tinto investit dans un second projet de traitement et de valorisation des résidus de bauxite.

La multinationale investit 1,2 M$ à l’intérieur d’un projet de 4 M$ de l’entreprise Ressources Géoméga, via sa filiale Innord, pour la construction d’une usine pilote à Boucherville et la réalisation d’une étude de faisabilité.

Les résidus de bauxite, principaux rebuts générés par la production d'aluminium, nécessitent une gestion et une surveillance importantes de la part des sociétés minières pour éviter les impacts environnementaux. Innord développe un procédé permettant de réduire le volume des boues rouges de 70 à 90 % tout en récupérant les minéraux précieux de ces rebuts, a expliqué par voie de communiqué Leah Lawrence, présidente-directrice générale de Technologies du développement durable Canada, qui a fourni 1,5 M$.

Dans le même document, le Dr Pouya Hajiani, directeur de la technologie de Géoméga et Innord, a précisé l’échéancier du projet sur lequel il travaille en collaboration avec Rio Tinto depuis 12 mois.

Le projet, dont la réalisation est prévue au cours des 24 prochains mois, comprendra la construction d'une usine pilote qui sera installée et mise en service dans les installations d'Innord à Boucherville et qui servira ultimement de base à une étude de faisabilité technico-économique du procédé, a-t-il affirmé.

Une seconde firme

En janvier 2021, Rio Tinto avait aussi annoncé qu’une unité de démonstration commerciale de valorisation des résidus de bauxite était désormais opérationnelle sur le site de l'Usine Vaudreuil, à Jonquière. 

Ce projet, annoncé en 2017 et évalué à 9 M$, était mené en partenariat avec la firme Récupération globale de minéraux (GMR), une filiale québécoise d’une compagnie américaine. À terme, ce projet doit créer une centaine d’emplois.

Par courriel, Rio Tinto a expliqué la raison pour laquelle elle appuie deux initiatives aux objectifs communs.

Les équipes dévouées de Rio Tinto innovent constamment pour trouver de nouvelles façons de réutiliser les sous-produits provenant de nos opérations, en générant de la valeur à partir de nos activités et en réduisant notre empreinte écologique. [...] C’est pourquoi Rio Tinto soutient plusieurs projets tels que Géoméga et GMR, qui sont encore à des étapes préliminaires, a précisé par courriel Malika Cherry, conseillère relations avec les médias – Canada et États-Unis pour Rio Tinto.

Elle a aussi ajouté que les deux entreprises développent des procédés différents.

Rappelons que Rio Tinto doit ultimement augmenter la taille de son site de résidus de bauxite. Selon une fiche datée de septembre 2021, l'aménagement du nouveau site est prévu pour 2023-2025 avec une mise en opération potentielle en 2026.

La valorisation des résidus de bauxite s’inscrit dans l’engagement pris avec la communauté à la suite du processus de consultation publique entourant le projet Vaudreuil 2022, a également indiqué Malika Cherry.

Plus tôt cette semaine, Rio Tinto a annoncé la mise en service d’un four permettant la réutilisation de retailles d’aluminium à son usine de Laterrière, à Saguenay.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !