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Vers une réconciliation entre la Ville d’Ottawa et la communauté algonquine anichinabée

Une coiffe de plumes autochtone.

La réconciliation avec les peuples autochtones vient de franchir une première étape, à Ottawa.

Photo : iStock

Radio-Canada

La réconciliation avec les peuples autochtones vient de franchir une première étape, à Ottawa. Un comité a approuvé jeudi un protocole qui reconnaît la communauté anichinabée comme étant la « nation hôte », c'est-à-dire le peuple qui occupe le territoire depuis bien avant la fondation de la ville d'Ottawa.

Ce protocole d’entente, qui est le résultat de plusieurs mois de discussions entre les deux partis, est accompagné d’engagements concrets dans les domaines des arts, du patrimoine et de la culture.

D’ici cinq ans, la Ville prévoit notamment élaborer un processus pour donner plus de visibilité à la langue algonquine dans la désignation de bâtiments et de panneaux municipaux.

« Une question de respect »

Le conseiller du quartier Orléans, Matthew Luloff, membre du Comité des services communautaires et de la protection qui a élaboré le protocole, n’a pas hésité à qualifier cette entente de première grande étape vers une réconciliation.

« Pour moi, c’est une question de respect et d’égalité entre les deux nations. »

— Une citation de  Matthew Luloff, conseiller municipal

La grande cheffe intérimaire du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Savanna McGregor, a elle aussi louangé le nouveau protocole en soutenant qu’il s’agissait d’un pas important dans le rapprochement de la communauté et des résidents de la Ville d’Ottawa.

[Ce protocole va nous permettre] de travailler ensemble de bonne foi, de nous comprendre et d’être sur la même longueur [d'onde], a-t-elle déclaré, lors d'un point de presse. Il s’agit d’une grande démarche pour créer une vision à long terme reflétant le passé et le futur.

« C’est la bonne direction à prendre. Ce sont nos aînés et notre communauté qui ont guidé leur démarche. »

— Une citation de  Savanna McGregor, grande cheffe intérimaire, Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg
Savanna McGregor regarde la caméra.

La grande cheffe par intérim du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Savanna McGregor

Photo : Gracieuseté : Savanna McGregor

Inclure la communauté anichinabée dans les décisions

La Ville d'Ottawa compte aussi commander des œuvres d’art public à des artistes autochtones et accueillir leurs expositions dans les galeries d’art de la Ville. Elle veut enrichir la collection de la Bibliothèque publique d’Ottawa de documents d’auteurs de la nation hôte.

Sur le plan de la gouvernance, l’administration municipale souhaite davantage inclure la communauté anichinabée dans la prise de décisions, en nommant un aîné de la communauté membre d’office au conseil municipal.

La Ville veut aussi encourager les représentants de la nation hôte à participer à l’élaboration des politiques culturelles.

Le protocole est un partenariat qui raffermit les liens de la Ville d’Ottawa avec la communauté algonquine, a dit le conseiller M. Luloff. Il constitue une étape importante vers une reconnaissance et une compréhension mutuelle.

Le protocole sera soumis au vote du conseil municipal, le 13 avril.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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