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Québec veut rester flexible pour vacciner et dépister malgré la fin de l’urgence sanitaire

Christian Dubé lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale. Il se tient debout, derrière un lutrin et devant des drapeaux du Québec.

Christian Dubé exclut pour l'instant tout resserrement des mesures sanitaires au Québec.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le gouvernement du Québec a présenté les amendements qu’il veut apporter à son projet de loi sur la fin de l’état d’urgence sanitaire afin de clarifier quels arrêtés et quels décrets il entend maintenir en vigueur jusqu’au 31 décembre.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, veut que cinq décrets demeurent en vigueur jusqu'à la fin de l'année, principalement pour maintenir le minimum nécessaire afin de continuer les opérations de dépistage et de vaccination [et] de disposer du personnel nécessaire pour y arriver afin de bien protéger les Québécois, peut-on lire dans un communiqué publié jeudi après-midi.

Le tout survient d’ailleurs au moment où commence à déferler une sixième vague sur le Québec. Comme avec les flambées précédentes, les travailleurs de la santé ne sont pas épargnés : on estimait mercredi que près de 10 000 d’entre eux étaient absents pour maladie.

Ainsi, Québec veut continuer de permettre à certains professionnels de la santé – inhalothérapeutes, audiologistes, dentistes, physiothérapeutes, technologistes médicaux, etc. – d'effectuer des prélèvements pour des tests de dépistage et administrer des vaccins s’ils ont reçu les formations appropriées pour le faire.

Une personne qui se fait vacciner.

Des professionnels de la santé qui ne vaccinent pas habituellement peuvent administrer le vaccin contre la COVID-19 s'ils ont suivi les formations appropriées (archives).

Photo : pool/afp via getty images / CARLOS OSORIO

L’État veut aussi que certains ordres professionnels puissent continuer de délivrer des permis de pratique temporaires à des étudiants qui ont presque fini leur formation.

Le gouvernement veut également se réserver le droit de contourner les conventions collectives, notamment en conservant la possibilité de déplacer des travailleurs, de verser certaines primes, d’embaucher du personnel supplémentaire ou de modifier les conditions de travail au besoin.

Aujourd’hui, avec la possibilité que le gouvernement se garde de modifier les conventions collectives, c’est un peu comme si on avait une main sur la gorge, a dénoncé Robert Comeau, président de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, en commission parlementaire.

Québec souhaite que les arrêtés semblables qui touchent au secteur de l’éducation demeurent eux aussi en vigueur, mais seulement jusqu’au 30 juin.

Les oppositions toujours sceptiques

Le projet de loi 28 continue de faire l’objet de vives discussions à Québec, cette fois en commission parlementaire.

Les partis d’opposition avaient tiré à boulets rouges sur le gouvernement la semaine dernière lors du dépôt du projet de loi, arguant que l’administration Legault ne faisait que continuer de s’arroger des pouvoirs et que son texte législatif ne mettait pas réellement fin à l’état d’urgence.

Les amendements présentés jeudi n’ont pas calmé les préoccupations des groupes d’opposition. Il n’est pas vrai qu’on partira d’ici […] avec une moitié de fin d’état d’urgence, s'est exclamé Vincent Marissal, porte-parole de Québec solidaire en matière de santé.

Les partis d’opposition ont également accusé le gouvernement de profiter du calendrier électoral, puisque la fin de toutes les mesures liées à l’état d’urgence arriverait bien après le scrutin prévu pour le 3 octobre prochain.

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