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Repenser l’avenir des camps de jour devant une pénurie de main-d’œuvre tenace

Affiche indiquant l'entrée des camps de jour dans un stationnement.

La Ville de Gatineau doit recruter 100 animateurs pour cet été.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des gestionnaires de camps de jours, des intervenants des milieux associatifs, municipaux et communautaires ont fait front commun en appuyant une déclaration pour trouver des occasions de développement et pour s'assurer d'un accès à des services accessibles et sécuritaires.

La perception du public de la valeur des camps de loisir et de leur contribution à la qualité de vie de la population, particulièrement conciliation travail-famille, pourrait être mieux reconnue et valorisée, a lancé Pierre-Paul Leduc, le président du Conseil québécois du loisir, lors du forum.

Dans le cadre du 6e Forum québécois du loisir, le Conseil québécois du loisir, l’Association des camps du Québec et plusieurs autres partenaires ont adopté une déclaration commune dans laquelle on demande la création d’un comité interministériel.

Le regroupement demande notamment l’octroi de sommes additionnelles pour augmenter la qualité des services offerts aux enfants ainsi que leur sécurité. La création de normes à cet effet pour tous les camps de jour de la province a aussi été mise de l'avant.

N'importe qui peut s'ouvrir un camp de jour, il n'y a pas de règlements, de normes, a fait valoir Normand Veillette, agent de développement pour Loisir sport Outaouais. Comment s'assurer que les services soient sécuritaires, accessibles [et] diversifiés ?

« On se rend compte que pendant l’été, s’il n’y a pas de camp de jour, les parents ne peuvent pas travailler. »

— Une citation de  Normand Veillette, agent de développement pour Loisir sport Outaouais

Devant le caractère essentiel des camps de jour, M. Veillette qu'il était important de reconnaître l'apport des camps de jour tout en assurant que le meilleur service possible soit délivré aux familles.

L'enjeu de la main-d'œuvre, toujours

La saison des camps 2022 se prépare peu à peu. Bien des camps de jour tentent actuellement de recruter, dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre.

En Outaouais, certains camps en milieu rural doivent également composer avec une augmentation de la demande.

Les deux dernières années, on a roulé à 100 %, a expliqué Guy Bruneau, le chef du Service des loisirs et de la culture pour la municipalité de Cantley. Les années précédentes, on jouait entre 75 et 80 % [d'occupation].

« Il y a certainement une demande croissante très importante. »

— Une citation de  Guy Bruneau, le chef du Service des loisirs et de la culture pour la municipalité de Cantley

Heureusement pour la municipalité, plus de 60 % des animateurs recrutés l'an dernier reprennent leur emploi pour la saison 2022.

L'an dernier, 100 enfants ont pu profiter du camp chaque semaine. Notre objectif, si on a les ressources, serait d'aller à 150 participants, ce qui serait 50 % de plus que les dernières années, a ajouté M. Bruneau.

Jules Dagenais, le maire de Val-des-Monts, confirme que la demande est aussi à la hausse dans sa municipalité. L'an dernier, 175 jeunes ont pu profiter du camp de jour et, pour le moment, 195 enfants ont été inscrits pour la saison 2022.

Ce dernier a fait valoir qu'il y avait des demandes pour une trentaine d'enfants supplémentaires.

La Ville de Gatineau a confirmé qu'elle devait également faire face à un enjeu du côté de la main-d'œuvre. Il faudra embaucher 300 animateurs pour répondre aux besoins des camps de jours. Le processus est entamé, confirme-t-on par courriel.

En date du 11 mars, la Ville avait reçu 256 nouvelles candidatures pour ces postes d’animateurs, peut-on également lire.

La Ville d’Ottawa offrira également des camps de jour cet été. L’inscription aux activités aquatiques se fera le 9 mai dès 21 h alors que l’inscription aux camps d’été et aux autres programmes est prévue pour le 11 mai à la même heure.

Avec les informations de Rosalie Sinclair

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