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L’industrie pétrolière estime qu’elle a toujours un avenir à Terre-Neuve

Schéma du navire.

La pétrolière norvégienne Equinor utiliserait un navire de production, de stockage et de déchargement comme celui-ci pour exploiter le gisement de Bay du Nord à 500 km à l'est de Terre-Neuve et à une profondeur de 1200 mètres.

Photo : Equinor

Radio-Canada

L’industrie gazière et pétrolière à Terre-Neuve-et-Labrador qualifie d’ambitieux l'objectif du gouvernement du Canada de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre (GES) et elle estime qu'elle a tout de même un avenir dans la province.

Le plan du gouvernement Trudeau annoncé cette semaine est de réduire les émissions d’au moins 40 % d’ici 2030.

Il comprend près de 2 milliards de dollars pour établir des fonds de l’avenir en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador afin d’appuyer la formation des travailleurs d’une variété de secteurs dans le cadre d’une transition vers une industrie à carbone zéro.

Même si la réduction des émissions polluantes et des subventions inefficaces aux combustibles fossiles est au cœur de ce plan, le ministre de l’Énergie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, juge qu’Ottawa devrait reconnaître la demande pour du pétrole à faibles émissions.

Andrew Parsons affirme que sa province extrait du pétrole en émettant environ 14,4 kg de GES par baril alors que la moyenne à l’échelle mondiale est de 17,9 kg et qu’en Alberta il est question de 77 kg le baril.

Selon lui et des membres de l’industrie, le projet pétrolier de Bay du Nord peut devenir un exemple pour le monde entier. Il dit que l’exploitation de ce gisement en mer ne produirait qu’environ 8 kg de GES par baril de pétrole.

Le ministre Andrew Parsons affirme que le Canada a absolument besoin de Bay du Nord. Si le fédéral n’approuve pas le projet, le pays devra acheter du pétrole ailleurs d’une source plus polluante, explique-t-il.

Andrew Parsons donne une conférence de presse dans la salle de l'Assemblée législative.

Le ministre de l’Énergie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons (archives).

Photo : CBC/Peter Cowan

Le projet Bay du Nord est proposé par la pétrolière norvégienne Equinor. Cette dernière dit appuyer l’objectif de carboneutralité du Canada d’ici 2050. L’entreprise estime que l'exploitation de ce gisement pétrolier en eaux profondes produirait des émissions parmi les plus faibles au monde.

Il s’agit des émissions produites par l’extraction pétrolière. La majorité des émissions polluantes de l’industrie est toutefois produite durant le raffinage du pétrole et la combustion des produits pétroliers.

La Société du pétrole et du gaz de Terre-Neuve-et-Labrador soutient que le projet peut répondre à la demande de pétrole tout en aidant le Canada à atteindre ses objectifs.

La PDG de l’association pétrolière et gazière Energy N. L., Charlene Johnson, affirme que l'objectif du gouvernement fédéral pour 2030 est déjà atteint dans la province. Elle dit que l’industrie va poursuivre ses efforts pour réduire ses émissions de GES. Elle croit que l’industrie peut devenir carboneutre avant 2050.

La province, selon le ministre Andrew Parsons et Charlene Johnson, espère aussi explorer les possibilités d’autres sources d’énergie, comme l’hydrogène ou l’éolien, ainsi que des méthodes de captation du carbone.

Bay du Nord doit être rejeté, selon un groupe environnemental

Le groupe environnemental Sierra Club voit le plan du gouvernement fédéral comme un signe que ce dernier doit rejeter le projet de Bay du Nord.

En s’appuyant sur ce document, Heather Elliott, de la Fondation Sierra Club Canada, affirme que les Canadiens ne veulent pas d’une expansion de l'industrie gazière et pétrolière.

« Nous n’avons pas besoin de pétrole. »

— Une citation de  Heather Elliott, Fondation Sierra Club Canada

Mme Elliott remet aussi en question le concept de l’extraction pétrolière à faibles émissions de GES. Elle rappelle que le transport du pétrole, le raffinage et la combustion des produits pétroliers demeurent polluants.

Le ministre Parsons dit que la prise de position du groupe environnemental contre le projet Bay du Nord ne l’inquiète pas. Il ajoute que son gouvernement compte poursuivre ses efforts afin de démontrer la nécessité du projet.

Avec des renseignements de Terry Roberts, de CBC

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