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Affaire Khashoggi : le procureur turc veut transférer le dossier à l’Arabie saoudite

Un homme tient une affiche du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Jamal Khashoggi, détracteur du pouvoir de la famille royale saoudienne, a été assassiné et son corps découpé, le 2 octobre 2018, à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Photo : afp via getty images / OZAN KOSE

Agence France-Presse

Le procureur d'Istanbul a demandé à « clore le dossier » de l'affaire Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien assassiné en Turquie en 2018, afin qu'il soit transféré à l'Arabie saoudite, ont rapporté jeudi des médias turcs.

Selon l'agence de presse privée DHA, le procureur a fait valoir que l'affaire traîne parce que les ordres de la cour ne peuvent être exécutés, les accusés étant des ressortissants étrangers.

La requête a été confirmée par la fiancée de Khashoggi sur Twitter.

Lors de l'audience d'aujourd'hui […] le procureur a demandé, conformément à la demande saoudienne, le transfert du dossier en Arabie saoudite et sa finalisation en Turquie, a indiqué Hatice Cengiz.

Dans un entretien fin février à l'AFP, Mme Cengiz exhortait la Turquie à insister pour que justice soit faite et à ne pas renoncer au profit d'un rapprochement avec Riyad.

Le procès de 26 ressortissants saoudiens accusés par la Turquie d'avoir assassiné Jamal Khashoggi s'est ouvert en juillet 2020, en leur absence. La prochaine audience est programmée pour le 7 avril.

Le meurtre de M. Khashoggi, tué et démembré dans le consulat saoudien à Istanbul, empoisonne les relations entre les deux puissances régionales sunnites.

Mais Ankara, en proie à une crise économique et à une inflation au plus haut depuis 20 ans, cherche depuis quelques mois le rapprochement avec Riyad.

Le journaliste saoudien de 59 ans, détracteur du pouvoir de la famille royale saoudienne et collaborateur du Washington Post, a été assassiné et son corps découpé, le 2 octobre 2018, à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, où il s'était rendu pour obtenir un document, selon la Turquie.

Ses restes n'ont jamais été retrouvés.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé début janvier une visite imminente en Arabie saoudite – qui n'a pas eu lieu à ce jour.

Multipliant depuis quelques mois des initiatives pour renouer des liens avec plusieurs puissances régionales, M. Erdogan a déclaré début décembre vouloir développer les relations d'Ankara avec les pays du Golfe, sans distinction.

Les relations entre Ankara et Riyad s'étaient dégradées en 2017 lors du blocus du Qatar, un proche allié de la Turquie, décrété par l'Arabie saoudite et suivi par les Émirats.

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