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Carrefour 40-55 : la Ville accusée de prioriser l’économie à l’environnement

Un étang au milieu d'une forêt.

La Ville de Trois-Rivières devra détruire 15 hectares de milieux humides pour réaliser son projet d'expansion du parc industriel Carrefour 40-55.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La salle du conseil municipal de Trois-Rivières était à pleine capacité mercredi soir à l’occasion d’une séance d’information sur le projet d’expansion du parc industriel Carrefour 40-55.

Au sortir de cette rencontre, la majorité des citoyens présents se disaient peu convaincus de l’argumentaire de la Ville qui devra détruire 15 hectares de milieux humides pour réaliser son projet.

Une carte représentant l'intersection des autoroutes 40 et 55 sur laquelle ont peut voir des zones délimitées en vert et en orange.

Les plans d'expansion du parc industriel Carrefour 40-55 à Trois-Rivières.

Photo : Capture d'écran - Ville de Trois-Rivières

Selon la Municipalité, il s’agit d’un mal nécessaire puisque la Ville est à court de terrains pour accueillir des entreprises, alors que plusieurs cognent à sa porte.

Une justification qui ne passe pas : de nombreux citoyens accusent la Municipalité de prioriser le développement économique au détriment de l’environnement.

On veut une réelle protection des milieux humides et ce n’est pas juste nous. C’est dans la politique de développement durable de la Ville de Trois-Rivières adoptée pas plus tard que l’année dernière. […] Il y a des terrains industriels abandonnés qu’il faut réhabiliter, il y a d’autres lieux que des espaces encore sauvages comme ceux-là. C’est une façon de faire qu’il n’y a vraiment plus lieu d’avoir, a mentionné Philippe Duhamel, un membre de la Coalition Terre Précieuse.

Une certification qui date

Par ailleurs, la Ville a été questionnée sur le fait que la certification environnementale qui l’autorise à aller de l’avant avec le projet date de 2014 et que les règles ont changé depuis.

Je trouve aberrant que comme citoyen on ait à avoir recours à la Loi d’accès à l’information pour demander à voir des certificats d’autorisation demandés par la Ville et émis par notre gouvernement et on arrive à la séance d’information pour découvrir qu’il y a des certificats qu’on n’a jamais vus, des autorisations qui ont été retravaillées. Je demande où est la transparence à la Ville de Trois-Rivières, a lancé M. Duhamel aux acteurs municipaux.

Le directeur de l’aménagement et du développement durable de la Ville, Dominic Thibault, assure que le projet est conforme aux normes d’aujourd’hui.

L’autorisation de 2014 est toujours valide. La loi a changé en 2018 et il y a différents éléments qui ont été ajoutés, dont des éléments de valeurs monétaires de compensation des milieux humides. C’est principalement ce qui changerait si on refaisait une demande d’autorisation telle que celle-ci.

Ce dernier estime qu’aujourd’hui, ces compensations pourraient coûter à Trois-Rivières entre 4 et 7 millions $.

Ce sera maintenant aux élus du conseil de se prononcer sur le sort du projet lors d’un prochain vote sur un règlement d’emprunt.

Avec les informations de Raphaëlle Drouin

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