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Une nouvelle plateforme en Montérégie pour combattre le gaspillage alimentaire

Des contenants de fruits sont empilés derrière un bâtiment.

La plateforme est le fruit de deux ans de travail conjoint entre la Table intersectorielle régionale en saines habitudes de vie de la Montérégie et la Stratégie bioalimentaire de la Montérégie (archives).

Photo : Getty Images

Des organismes de Montérégie lancent mercredi sainsetsaufs.ca, une nouvelle initiative régionale visant à faciliter la récupération de surplus agricoles et alimentaires. Dans sa première phase, la plateforme numérique fonctionne tel un « outil de réseautage » en reliant les producteurs qui ont des surplus à donner et les banques alimentaires situées à proximité.

Quel type de sauveteuse ou de sauveteur êtes-vous? demande-t-on dans un formulaire sur la page d'accueil du site web, mis en ligne mercredi. Selon l'option choisie, l'internaute peut ensuite accéder à une liste d'organismes répertoriés sur une carte de Google Maps.

La page d'accueil du site sainsetsaufs.ca

Derrière la plateforme numérique, un arbre décisionnel redirige l'internaute vers la bonne ressource.

Photo : Capture d'écran

Quand un producteur a des légumes à donner, il peut vérifier sur la carte pour voir s’il y a des organismes autour, explique Caroline Nguyen Minh, porte-parole de Stratégie bioalimentaire Montérégie, en entrevue téléphonique peu avant le webinaire durant lequel le projet a été lancé officiellement.

Pour le moment, la plateforme ne propose pas d'options de livraison ou d'entreposage, bien que de nouvelles fonctionnalités puissent être développées lors d'une phase subséquente. Elle a plutôt pour objectif, dans un premier temps, de diriger vers la bonne ressource rapidement.

Les légumes, s’ils sont prêts, ils sont prêts en dedans de 24 heures. C’est un enjeu, ça prend du monde disponible rapidement pour aller chercher les denrées. Sains et saufs, c'est un facilitateur pour simplifier les demandes clés, ajoute Mme Nguyen Minh.

Le temps, c’est toujours un facteur. Si on n’a pas le temps de vendre un légume assez vite, il va être périmé et il va être perdu, confirme Jean-Claude Guérin, un producteur agricole invité au webinaire.

Un projet social

Au moment du lancement, la plateforme comptait une quinzaine d'organismes à son carnet d'adresses et 200 tonnes de denrées récupérées à son actif.

Lorsque les initiatives se sont inscrites sur la plateforme, on leur a demandé à combien elles estimaient le poids des denrées récupérées dans leur dernière année d’activités, explique Marie-Élaine Boily, coordonnatrice de l'entente sectorielle pour le développement bioalimentaire de la Montérégie.

Pour la prochaine année, on souhaite que des initiatives s’ajoutent, dit-elle. Ceux et celles qui veulent inscrire leur organisme peuvent d'ailleurs le faire par l'entremise d'un formulaire en ligne.

Ça va nous aider à combler le vide au niveau de la centralisation de l’information, en sachant que cette plateforme, il va falloir la mettre à jour. Si elle est à jour, les gens vont continuer à l’utiliser, croit Jean-Claude Guérin.

« Je suis d’avis que si tous les acteurs du milieu s’impliquent, on va pouvoir faire la différence. »

— Une citation de  Jean-Claude Guérin, co-propriétaire de la ferme Maraîchers J.P.L. Guérin et Fils

Unique au Québec, la plateforme est le fruit de deux ans de travail conjoint entre la Table intersectorielle régionale en saines habitudes de vie de la Montérégie et Stratégie bioalimentaire de Montérégie.

Il n’y a pas d’outil centralisé pour une région qui donne accès à une information comme celle-là, souligne Caroline Nguyen Minh, selon qui le projet pourrait faire des petits dans les autres régions du Québec.

À terme, on souhaite cependant en arriver à une solution plus concrète, plus logistique, qui offrirait par exemple des options d'entreposage, de livraison ou de main-d'œuvre, dit Marie-Élaine Boily.

Pour les phases subséquentes, on a beaucoup d’idées, et il reste encore du travail logistique. […] Ce n’est que le début, lance-t-elle.

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