•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un second groupe d’acheteurs pour le projet de Métaux BlackRock

Un train arrive au port de Grande-Anse.

Le minerai serait acheminé par train près du port de Grande-Anse à La Baie. Des travaux préparatoires avaient déjà eu lieu sur le site.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

C'est maintenant confirmé : l'un des plus importants projets miniers du Québec, le projet de Métaux BlackRock, sera vendu aux enchères. En plus des créanciers Investissements Québec et le groupe américain Orion, voici qu'un second groupe d'investisseurs déposera une offre d'achat pour relancer le projet de 1,3 milliard $.

Métaux BlackRock souhaite exploiter une mine de fer, de vanadium et de titane au sud-est de Chibougamau ainsi qu'une usine de traitement du minerai au port de Grande-Anse à Saguenay. L'entreprise s'était placée sous la protection des tribunaux contre ses créanciers en décembre dernier.

Dans une décision rendue par la Cour supérieure le vendredi 25 mars, la juge Marie-Anne Paquette a accordé deux mois supplémentaires à la firme Deloitte pour compléter le processus de restructuration financière.

Le second groupe d'investisseurs dans la course veut demeurer confidentiel. Il devra déposer une offre supérieure aux 95 millions de dollars déjà annoncés par Investissements Québec et Orion.

Il y avait déjà l'offre paravent qui avait été déposée par les créanciers en janvier, donc on savait que la compagnie allait être vendue. Maintenant, là, il y a deux soumissionnaires, donc les gens démontrent de l'intérêt pour la compagnie. C'est une bonne chose. Que le meilleur gagne, a lancé Pierre Cossette, vice-président aux affaires corporatives de Métaux BlackRock.

Pierre Cossette ajoute que le futur acquéreur devra aussi présenter un montage financier viable pour relancer le projet évalué à 1,3 G$. L'argent est le nerf de la guerre et puis pour pouvoir continuer, évidemment, ça nous prend des fonds additionnels,

Il confirme d'autre part que les activités de BlackRock sont actuellement au ralenti. On continue certains travaux, par exemple les exigences de nos permis environnementaux qui demandent de compléter des études. Alors tout ce qui est nécessaire pour maintenir nos permis, a-t-il poursuivi.

400 acquéreurs potentiels

Dans son rapport d'étape déposé au tribunal, la firme Deloitte indiquait de son côté que plus de 400 acquéreurs potentiels ont été avisés de la mise en vente des actifs de Métaux BlackRock. Seulement sept d'entre eux ont demandé et obtenu accès aux informations financières confidentielles.

Un seul groupe a finalement soumis une lettre d'intention pour participer à la vente aux enchères. La firme précise que le projet de Métaux Blackrock était déjà très bien connu des joueurs de l'industrie, ce qui explique pourquoi plusieurs acquéreurs potentiels ont décliné la proposition d'étudier les données confidentielles de l'entreprise (traduction de l'anglais).

Le gisement de Métaux BlackRock permettrait une exploitation autorisée de 42 ans avec un potentiel non confirmé de 30 ans supplémentaires.

Le projet possède déjà les autorisations gouvernementales pour aller de l'avant. Des travaux de préparation du terrain au port de Grande-Anse avaient d'ailleurs débuté.

Les anciens actionnaires réjouis

Les anciens actionnaires de Métaux BlackRock se réjouissent qu'un second groupe d'investisseurs fasse son apparition

Le porte-parole des anciens actionnaires et l'un des fondateurs de Métaux BlackRock, Jean Rainville, ne sait pas qui est cet acquéreur potentiel, mais il précise qu'il ne s'agit pas de son organisation.

Jean Rainville et les autres actionnaires sont mécontents d'avoir été évincés du processus de restructuration imposé par les créanciers garantis que sont Investissement Québec et Orion. Il croit qu'avec une véritable vente aux enchères, tant Investissement Québec que les investisseurs concurrents auraient intérêt à compenser les anciens actionnaires pour éviter un long procès.

On a quand même des gens qui sont prêts à nous suivre pour continuer les recours judiciaires et ça, ça pourrait traîner plusieurs années. Ce n'est pas agréable pour personne de savoir qu'il y a des litiges en cours dans un dossier. C'est bien plus facile pour des financiers d'arriver quand tout est à l'ordre, puis qu'il n'y a pas d'embûches et d'épée de Damoclès, genre recours judiciaire. Ce n'est jamais bien vu dans aucun dossier, a laissé savoir Jean Rainville.

Jean Rainville ajoute que parmi ces anciens actionnaires, plusieurs spécialistes seraient en mesure de participer à la relance de Métaux BlackRock, tant par leur expertise que par leur réseau de contacts.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !