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Des changements au programme d’immersion française sont à prévoir, selon Cardy

Dominic Cardy en point de presse.

Le ministre Dominic Cardy a tenu un point de presse à Fredericton mercredi, au sujet du rapport des commissaires sur l'amélioration de l'apprentissage de la langue seconde (archives).

Photo : Radio-Canada

Après avoir lu et étudié le rapport des deux commissaires aux langues officielles portant sur l’apprentissage de la langue seconde, le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick s’engage à conserver le programme d’immersion française du secteur anglophone tel qu'il est.

Pour l’instant, du moins, puisque l’annonce de Dominic Cardy vient avec une mise en garde : les familles devront s’attendre à des changements dans sa structure à l’avenir.

À maintes reprises, nous avons entendu dire que le programme actuel d’immersion française ne répond pas aux besoins de tous les élèves du secteur scolaire anglophone, a-t-il partagé lors d’un point de presse à Fredericton, mercredi.

En février, la juge Yvette Finn et John McLaughlin ont proposé d’abolir le programme d’immersion française, jugeant qu’il crée une structure à deux niveaux.

Sans trop s’avancer sur la nature des changements, le ministre Cardy espère mettre fin aux conversations interminables sur les points d’entrée au programme d’immersion. Il dit vouloir se pencher sur un cadre de référence qui fournira des occasions égales d’apprentissage pour tous les élèves à travers toutes les régions, et qui seront basées sur les besoins exprimés par ces élèves.

Néanmoins, les changements ne surviendront pas du jour au lendemain. Plusieurs réformes dans le système d’éducation ont été précipitées, mal pensées, et il ne sera certainement pas question de ça cette fois-ci, selon ce qu’a laissé présager le ministre durant son allocution.

Le processus prendra du temps [...] et nous voulons nous assurer d’avoir les ressources nécessaires pour soutenir les changements apportés, a-t-il ajouté.

Des séances de consultation seront donc organisées au cours des prochains mois, notamment avec le personnel éducatif et les experts en enseignement de la langue seconde.

Les projets-pilotes qui sont en cours dans 11 écoles et deux centres la petite enfance seront quant à eux renouvelés et élargis à d’autres établissements.

Toutes les recommandations acceptées

Le second rapport (Nouvelle fenêtre) des commissaires Yvette Finn et John McLaughlin a été présenté le 2 février dernier, quelques semaines après le dépôt de leur rapport sur la révision de la Loi sur les langues officielles.

Des 24 recommandations énoncées pour améliorer l’apprentissage de la langue seconde dans la province, 18 d'entre elles concernent exclusivement le ministère de l’Éducation, qui les a acceptées dans leur ensemble mercredi.

On y retrouve l’adoption du Cadre européen commun de référence des langues qui permettra d’évaluer plus habilement et uniformément la progression des élèves dans l’apprentissage de leur langue seconde, qu’elle soit le français ou l’anglais.

Le ministre Dominic Cardy a par ailleurs réitéré qu’une de ses priorités est de maintenir les efforts de recrutement de personnel venant de l’étranger ou d’autres provinces canadiennes.

D’autre part, le premier ministre Blaine Higgs a laissé glisser lors d’une foulée de presse mercredi qu’il exprimera ses intentions au sujet de la révision de la Loi sur les langues officielles au mois de juin.

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