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Construction : les salaires à l’Î.-P.-É. sont inférieurs de 32 % à la moyenne nationale

Des outils à la ceinture d'un ouvrier.

L'industrie de la construction à l'Île-du-Prince-Édouard manque d'environ un millier de travailleurs (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Les travailleurs de l’industrie de la construction à l’Île-du-Prince-Édouard gagnent les salaires les plus bas dans leur domaine au pays, et ce, depuis des années.

Cette industrie qui compte environ 8,5 % des emplois est le cinquième employeur de la province, selon Statistique Canada. La rémunération hebdomadaire des travailleurs dans ce domaine était toutefois inférieure de 32 % à la moyenne nationale en 2021.

Mais les choses s’améliorent, selon le directeur général de l'Association de la construction de l’Île-du-Prince-Édouard, Sam Sanderson. Il dit que l’industrie affiche certaines offres d’emplois qui comprennent des augmentations énormes. Les employeurs, selon lui, commencent à comprendre qu’il faut offrir de meilleurs salaires et avantages sociaux pour recruter des travailleurs.

Ces augmentations sont motivées par une pénurie de travailleurs. L’industrie compte environ 1000 emplois vacants.

L’industrie a fait quelques progrès ces dernières années. Les salaires dans ce domaine dans la province ont augmenté de 12 % depuis 2019 alors que la moyenne nationale annuelle est de 7,8 %.

Une question de syndicalisation?

Si plus de travailleurs étaient syndiqués, les salaires augmenteraient plus vite, selon Craig Walsh, représentant du Syndicat des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce. Il dit que la syndicalisation est très limitée dans l’industrie de la construction.

Selon M. Walsh, la majorité des travailleurs membres de son syndicat gagnent plus ou moins 30 $ l’heure.

S’il est question de 40 heures de travail par semaine, le salaire horaire moyen dans l’industrie provinciale de la construction est d’environ 25,75 $.

Plusieurs raisons expliquent la faible syndicalisation, selon Craig Walsh. Il dit que l’on conseille souvent aux travailleurs de fonder leur propre entreprise. De plus, le processus d’établissement d’un syndicat peut durer des années si l’employeur tente d’y faire obstacle. Il ajoute que des employeurs qui s’opposent à la syndicalisation s’assurent d’embaucher des travailleurs qui n’appuient pas le mouvement syndical.

L'Association de la construction ne prend pas position sur la syndicalisation.

Environ 13 % des travailleurs du domaine sont syndiqués, selon Sam Sanderson. Il dit que l’association conseille à ses membres de rendre leurs emplois plus attrayants en offrant plus d’avantages sociaux ainsi qu’en améliorant l’équilibre travail-famille et les salaires.

Plusieurs entreprises où il n’y a pas de syndicat offrent des salaires équivalents à celles dont les travailleurs sont syndiqués, selon M. Sanderson.

L’industrie ne peut progresser trop rapidement, ajoute-t-il. Le coût des matériaux augmente aussi, entraîné par l’inflation. Les acheteurs et les propriétaires ne peuvent payer une augmentation subite des coûts de la construction, explique-t-il.

Sam Sanderson s’attend à ce que l’écart des salaires continue de rétrécir, mais il doute que ces salaires équivaillent un jour à ceux qui sont offerts en Alberta ou en Ontario.

D’après un reportage de Kevin Yarr, de CBC

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