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Rio Tinto : le four permettant le recyclage de l’aluminium à Laterrière mis en service

Un véhicule brasse de l'aluminium dans un four.

Rio Tinto peut désormais réutiliser des retailles d'aluminium dans ce four.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Pour la première fois en Amérique du Nord, la multinationale Rio Tinto recycle elle-même des retailles d'aluminium pour les intégrer aux pièces qu'elle fabrique. Le nouveau four de recyclage vient d'être mis en service à l'usine Laterrière, un peu plus d'un an après l'annonce de sa construction.

L'alliage d'aluminium qui est brassé dans le nouveau four à 11 millions de dollars au centre de coulée de Laterrière provient des retailles que l'usine de Rio Tinto accumule chaque année. À court terme, jusqu'à 22 000 tonnes de rebuts pourront ainsi être recyclées.

On va être capable de faire de l'aluminium en boucle fermée, donc c'est de réinsérer de l'aluminium qu'on a déjà produit dans notre procédé. Ce n'est pas de l'aluminium qui va sortir des salles de cuves, mais vraiment de l'aluminium qui va sortir du centre de coulée, on réintègre l'ensemble de nos rebuts à nos opérations, a précisé Stéphanie Gignac, directrice des opérations des usines Grande-Baie et Laterrière.

De l'aluminium dans un entrepôt.

Ces retailles d'aluminium seront réutilisées à l'usine de Laterrière de Rio Tinto.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Dorénavant, les pièces produites à Laterrière contiendront de 15 à 30 % d'aluminium recyclé. Il s’agit d’un bon premier pas, selon le professeur titulaire au département des sciences fondamentales et directeur de la Chaire en éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Claude Villeneuve.

C'est une bonne nouvelle d'un point de vue d'efficacité énergétique. On peut penser qu'on peut aller beaucoup plus loin, si on avait la traçabilité, quand on arrive au démantèlement du véhicule par exemple, bien la pièce a un numéro qui est son numéro d'habillage et son producteur et la personne qui fait le démantèlement du véhicule peut la remettre dans le circuit et la ramener au recyclage, mais on est encore loin de ça, a-t-il commenté.

Une femme pose devant de l'aluminium.

Stéphanie Gignac est la directrice des opérations des usines Grande-Baie et Laterrière.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Cette première étape est toutefois suffisante pour permettre à Rio Tinto de montrer un visage plus vert auprès des clients.

On le voit avec Apple et Nespresso, c'est en lien direct avec les demandes des clients et des consommateurs, les enfants qu'on élève aujourd'hui, c'est ce qu'ils nous demandent, a poursuivi Stéphanie Gignac.

En plus d'améliorer son image de marque, Rio Tinto fait aussi plus d'argent en recyclant ses retailles d'aluminium qu'en les vendant à l'état brut.

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