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« Code noir » : un exercice de confinement qui n’a rien à voir avec la COVID-19

Une lettre envoyée aux parents d’une école primaire montréalaise au sujet d’un exercice de confinement barricadé a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux... parce qu'elle a été mal interprétée.

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Cette lettre a suscité l'indignation de plusieurs internautes qui ont mal interprété son contenu.

Photo : Capture d'écran Facebook

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Le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB) a reçu la semaine dernière de nombreux messages d’internautes mécontents de la tenue d’un exercice de confinement à l’école primaire Philippe-Morin, à Montréal. Ils croyaient à tort que l’exercice concernait la COVID-19, alors qu’il sert plutôt à apprendre aux élèves comment réagir en présence d’un tireur actif.

Nous tenons à vous informer que votre enfant recevra sa première présentation sur le confinement en classe que l’on nomme exercice Code noir, peut-on lire dans la lettre adressée aux parents. Votre enfant aura ainsi la chance d’apprendre et de pratiquer par la suite des exercices de confinement au même titre que les exercices de feu.

Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de certains internautes. Le lavage de cervelle à l'école est un problème de plus en plus dommageable. Les libertés disparaissent à grande vitesse, peut-on lire dans l’une des publications Facebook dénonçant la lettre partagée plus de 250 fois. Au total, des publications avec des messages semblables ont cumulé plus de 2500 partages sur Facebook dans la dernière semaine.

Ça a fait beaucoup de bruit, surtout chez des gens qui ne viennent pas de notre école, relate Chrystine Loriaux, directrice du Bureau des communications du CSSMB. Mme Loriaux dit avoir reçu plusieurs dizaines de courriels et plusieurs appels de la part de personnes indignées, qui confondaient confinement en temps de fusillade et confinement en temps de pandémie.

Les exercices de confinement se font avec les centres de services scolaires et les postes de quartier locaux du Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

Déconseillé aux parents de questionner leur enfant

Une partie de la lettre qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux indiquait qu’il était déconseillé aux parents de questionner leur enfant sur la présentation. Le SPVM qui veut qu'on ne parle pas d'une formation qu'ils font sur le confinement avec nos enfants? Les jeunesses hitlériennes s'en viennent, pouvait-on lire dans une publication partagée plus de 1100 fois sur Facebook.

Or, il est assez clair en lisant la lettre que les organisateurs de la formation conseillent aux parents de laisser leurs enfants leur parler de l’exercice à leur guise afin de préserver et protéger l’aspect banal et ludique du jeu de cachette qui leur aura été enseigné durant cette présentation.

Le langage utilisé est simple et clair pour faciliter la compréhension des enfants. À aucun moment il n’est fait mention d’une situation de tireur actif, a déclaré par courriel la chargée de communication du SPVM, Caroline Labelle. C’est pour éviter l’utilisation de ce terme ou de tout autre [terme] similaire qu’il est demandé aux parents de ne pas questionner les enfants sur l’exercice et les laisser en parler d’eux-mêmes.

Les exercices comme celui-ci servent à enseigner aux enfants le comportement approprié dans le cas d’une menace. Ils sont adaptés en fonction de leur âge et de leur niveau de compréhension. En 2018, La Presse rapportait (Nouvelle fenêtre) par exemple un cas dans lequel des élèves qui participaient à un exercice Code noir s’étaient fait dire qu’ils s'entraînaient pour se cacher si une moufette s’introduisait dans l’école.

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