•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec n’en fait pas assez pour contrer la pénurie de main-d'œuvre en santé, selon l'APTS

Une technologue en imagerie médicale travaille à l'ordinateur de l'autre côté d'une fenêtre qui donne accès à l'appareil d'IRM.

L’APTS représente plusieurs travailleurs, dont des technologues en imagerie médicale.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Radio-Canada

Québec n’en fait pas suffisamment pour contrer la pénurie de travailleurs en santé et en services sociaux au Bas-Saint-Laurent. C’est ce que martèle l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui déplore le manque de mesures présentes dans le nouveau budget provincial.

Simon Dubé, représentant national de l'APTS pour la région, était au micro d’Éric Gagnon lundi matin. Ce dernier a précisé qu’environ 10 % des postes représentés par le syndicat au Bas-Saint-Laurent sont actuellement à pourvoir. Cette proportion représenterait, selon lui, environ 225 emplois.

Un manifestant avec un drapeau de l'APTS.

L'APTS regroupe des membres d'une centaine de corps de métiers (archives).

Photo : Radio-Canada

Selon lui, le budget Girard déposé la semaine dernière par le gouvernement de François Legault ne permettra pas de régler le problème.

« L’argent qui est réinvesti nous amène encore, quand même, [sous la barre du] budget en place avant les mesures d’austérité du gouvernement libéral. »

— Une citation de  Simon Dubé, représentant national de l'APTS pour le Bas-Saint-Laurent

Selon l’APTS, le manque à gagner se situe à environ 1,5 milliard de dollars. M. Dubé est d’ailleurs sans équivoque : les mesures du nouveau budget touchent surtout le domaine de la santé. Selon lui, les services sociaux, notamment la prévention, sont laissés pour compte.

Tous les secteurs, incluant la jeunesse, sont à son avis touchés. Je vous dirais que la déficience intellectuelle l’est également. Il y a [aussi] beaucoup de postes [vacants] au niveau de la réadaptation physique : les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les orthophonistes. Les laboratoires soient en piteux état également, explique le travailleur social de formation.

Le privé, une solution?

Le gouvernement caquiste a donné les grandes lignes d'un plan de refondation du réseau de la santé qui fera une plus grande place au réseau privé. Ses détails devraient d’ailleurs être présentés mardi.

Selon Simon Dubé, le déficit de travailleurs en santé bien présent au Bas-Saint-Laurent ne pourra toutefois pas être comblé par l'industrie privée.

« Il faut comprendre que ce sont des vases communicants. Si, par exemple, au Québec, il manque 1000 technologistes en laboratoire, que ce soit au public ou au privé, ça ne nous en donnera pas 1000 demain matin. »

— Une citation de  Simon Dubé, représentant national de l'APTS pour le Bas-Saint-Laurent

M. Dubé rappelle que le secteur privé est peu présent au Bas-Saint-Laurent et que les postes spécialisés impliquent souvent un processus de recrutement à l’extérieur de la région.

Les ministres Eric Girard et Sonia Lebel en conférence de presse pour présenter le budget.

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, a présenté son dernier budget avant les prochaines élections générales, le 22 mars dernier.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le problème qu’on a, dans le Bas-Saint-Laurent, c’est que les gens peuvent quitter vers la ville peut-être plus facilement et qu’on n’a pas l’attrait des grands centres au niveau du privé, explique-t-il, faisant valoir que les emplois doivent être plus attractifs afin de contrer la pénurie.

Le syndicaliste soutient par ailleurs qu’une plus grande privatisation des services pourrait pousser certains patients à se déplacer encore davantage à l’extérieur pour obtenir des soins.

C’est d’ailleurs déjà le cas, souligne-t-il. Dès qu’il y a des enjeux soit de spécialisation, soit de capacité de traitement, de prise en charge, les gens s’en vont vers Québec.

          Deux personnes marchent dans l'entrée avec un masque.

Plusieurs spécialités ne sont pas offertes à l'hôpital de Rimouski, rappelle Simon Dubé. Des patients doivent déjà se déplacer à Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Simon Dubé espère que son organisation syndicale sera consultée relativement à la refondation du réseau de la santé. Des communications entre l’organisation syndicale et le ministère de la Santé et des Services Sociaux se font déjà de façon constante.

Il indique que les établissements régionaux devront également entendre les syndicats locaux dans ce processus de refondation.

Avec les informations d'Éric Gagnon

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !