•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Oscars : La « classe de graduation » de Roger Frappier

Chargement de l’image

Avec le film «The Power of the Dog», Roger Frappier récolte 12 nominations aux Oscars.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Avec 12 nominations, le long métrage The Power of the Dog (Le pouvoir du chien) part favori dans la course aux Oscars. Si Roger Frappier, l’un des producteurs du film, espère une récolte faste, il se souviendra surtout de la soirée de dimanche comme étant la consécration du talent québécois et canadien dans le monde du cinéma.

Il y a quelque chose d’assez particulier cette année, lance le producteur des longs métrages Le déclin de l'empire américain, La grande séduction et Corbo.

Denis Villeneuve (Dune) et moi sommes responsables de 22 nominations aux Oscar, ce qui est assez phénoménal. [...] Je pense que c’est une année exceptionnelle pour le Québec et pour le Canada, et je crois que c’est ce qui va être souligné poursuit celui qui est né à Saint-Joseph-de-Sorel.

Roger Frappier se rappelle encore le film Cosmos, qu’il avait produit aux côtés du réalisateur Denis Villeneuve en 1996. À l’époque, il n’aurait jamais pu imaginer partager la belle part des nominations aux Oscars avec son confrère.

Il remarque aussi la camaraderie qui s’est développée entre les cinéastes en lice cette année.

On va se souvenir de ça longtemps entre nous. On a véritablement établi de la camaraderie et de l’amitié avec les autres. Je pense que tous et toutes vont vouloir gagner l’Oscar du meilleur film, mais aussi que tous et toutes se réjouiront pour celui ou celle qui va gagner.

« L’année 2022, c’est comme notre classe de graduation. »

— Une citation de  Roger Frappier, producteur du film « The Power of the Dog »

Le producteur québécois souligne également le riche parcours du long métrage The Power of the Dog, qui fait la tournée des plus grands festivals du monde depuis septembre, remportant de nombreux prix.

Il se dit très heureux que le film ait été bien reçu dans les différentes cérémonies et que la réalisatrice, la Néo-Zélandaise Jane Campion, ait eu l'occasion d'expliquer clairement sa démarche.

Le voyage, pour moi, a été plus important que l’arrivée, dit Roger Frappier. Voyage qui, il espère, lui ouvrira des portes pour de nouveaux projets à l’international.

Chargement de l’image

Jane Campion derrière la caméra sur le tournage du film «The Power of the dog».

Photo : Twitter/The Power of the Dog

Célébrer les Oscars au temps de la guerre en Ukraine

Roger Frappier l’avoue : siroter une coupe de champagne aux Oscars pendant que l’Ukraine est envahie par la Russie est inconfortable.

S’il dénonce l’immobilisme de la communauté internationale et affirme que la situation lui fait mal tous les jours, il est toutefois d’avis que la grande messe du cinéma doit aller de l’avant.

Il faut qu’on vive ce moment-là qui est, d’une certaine façon, la reconnaissance par les pairs de la qualité des œuvres cinématographiques qui ont été faites cette année, bien avant le début de la guerre en Ukraine. Il faut aller au bout du processus, dit-il.

C’est dur à dire, mais c’est inévitable en même temps. Il faut que la vie continue.

Le producteur souligne aussi l’importance des Oscars après une pandémie qui a sérieusement écorché le monde du cinéma.

J’espère que la cérémonie de dimanche va permettre au cinéma de retrouver un peu de sa place dans la culture, conclut Roger Frappier.

Ce texte a été écrit à partir d'une entrevue réalisée par Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté et de concision.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !