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Des étudiants étrangers en Ukraine tentent de poursuivre leurs études au Canada

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Des étudiants étrangers en Ukraine qui ont réussi à fuir le pays vers la Pologne espèrent maintenant pouvoir poursuivre leurs études au Canada. Sur la photo, Junior Nzoghe (en beige), souhaite compléter ses études en médecine à l'Université d'Ottawa.

Photo : Gracieuseté : Mike Evariste

Radio-Canada

Depuis le début du conflit russo-ukrainien, l’Association afro-canadienne d’Ottawa (ACAO) s’est mise à la tête d’une coalition d’organismes internationaux pour faire sortir des étudiants africains qui se sont retrouvés coincés en Ukraine.

Plus de 1200 étudiants sont maintenant en sécurité grâce à ces efforts, estime l'ACAO. Si certains sont retournés dans leur pays d'origine, de nombreux autres tentent de poursuivre leurs études à l’étranger. Le Canada est une de leurs destinations de prédilection et plusieurs tentent de s’inscrire à l’Université d’Ottawa.

On a tout perdu, en fait. On a tout perdu et on est vraiment dans la merde, déplore Junior Nzoghe, originaire du Gabon, qui a passé près d'un mois caché dans son appartement à Kherson, où il étudiait avant que la guerre n'éclate.

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Junior Nzoghe, étudiant étranger en Ukraine (au centre)

Photo : Gracieuseté : Mike Evariste

« Toutes les nuits, on était sous les bombardements. »

— Une citation de  Junior Nzoghe, étudiant étranger en Ukraine

Gwen Madiba, présidente de l'organisme Equal Chance à Ottawa, est celle qui a accompagné la délégation de la coalition dirigée par l'ACAO. Elle a pris tous les moyens nécessaires pour les sortir de là, explique Junior.

Mme Madiba a quitté la capitale fédérale il y a quelques jours pour rejoindre la Pologne afin de mieux coordonner l’évacuation d’étudiants étrangers en Ukraine.

On a vraiment travaillé fort ensemble pour trouver des personnes fiables, et même avec ces personnes fiables, les prix sont exorbitants, indique la présidente de l’organisme Equal Chance.

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Gwen Madiba, présidente de l'organisme Equal Chance à Ottawa, enlace un étudiant étranger qui vient de fuir l'Ukraine.

Photo : Gracieuseté : Mike Evariste

En effet, il a fallu 8000 $ pour évacuer 10 étudiants, dont Junior, avant de franchir les 1000 km qui relient Kherson à la Pologne.

On s'est dit qu'on allait laisser nos vies ici et qu'on allait mourir. Sans elle, on était vraiment à la rue, car on n'avait pas de soutien, témoigne Junior, dont le périple pour sortir de l’Ukraine a duré quatre jours.

Maintenant qu’il est en lieu sûr, le jeune homme souhaite reprendre ses études et réaliser son rêve de devenir médecin. Il a envoyé son dossier à l'Université d'Ottawa, tout comme une quarantaine d’autres étudiants récemment exfiltrés de Kherson.

Ils aimeraient être acceptés dans des universités canadiennes, notamment à l’Université d'Ottawa, qui est une université bilingue, ajoute Gwen Madiba.

Un processus accéléré comme pour les Ukrainiens?

À Ottawa, leurs candidatures sont passées entre les mains de Boulou Ebanda de B'Béri, un professeur et conseiller spécial antiracisme à l'Université d'Ottawa.

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Boulou Ebanda de B'Béri, professeur et conseiller spécial antiracisme à l'Université d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

Le plus gros défi consiste à les faire accepter par Immigration Canada, mentionne M. Ebanda de B'Béri.

Il a écrit au premier ministre Justin Trudeau pour que les étudiants puissent profiter des programmes d’accueil accéléré mis en œuvre pour les Ukrainiens. J’ose croire que les étudiants noirs qui font partie du groupe des réfugiés ukrainiens pourront bénéficier de cette mesure, souligne-t-il.

Par contre, ce n’est actuellement pas le cas, a confirmé par courriel Immigration Canada, qui assure toutefois examiner des options pour accueillir les personnes qui fuient le conflit mais qui ne sont pas des citoyens ukrainiens.

Avec les informations de Nafi Alibert

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