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Ukraine : tentative d’évacuation des civils sur fond de combats

La vice-première ministre Iryna Vereshchuk estime que 100 000 personnes doivent être évacuées de Marioupol.

Un immeuble d'habitation et un véhicule détruits après des bombardements.

Un immeuble d'habitation détruit à Marioupol, dans le sud de l'Ukraine.

Photo : Reuters / ALEXANDER ERMOCHENKO

Radio-Canada

Plus d’un mois après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, le sort des civils dans la ville assiégée de Marioupol demeure préoccupant et les efforts pour les évacuer se multiplient, alors que les bombardements se poursuivent sur plusieurs villes.

S’exprimant à la télévision nationale, le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, a fait état d’une situation critique dans la ville, au centre de laquelle des combats de rue ont lieu.

Plus de 2000 civils ont été tués à Marioupol, d'après le plus récent bilan communiqué par la mairie.

Deux hommes assis sur un banc de parc près d'un grand immeuble en ruine.

Il resterait 100 000 personnes à évacuer de Marioupol, selon la vice-première ministre ukrainienne.

Photo : Reuters / Alexander Ermochenko

La vice-première ministre ukrainienne, Iryna Vereshchuk, a indiqué qu’une dizaine de corridors humanitaires ont été ouverts samedi pour permettre aux civils de quitter les lignes de front, y compris à Marioupol.

Elle a toutefois précisé que ceux et celles qui veulent partir de Marioupol doivent le faire en voiture, puisque les Russes ne laisseront pas passer les autobus à leurs points de contrôle.

Depuis le début du conflit, Russes et Ukrainiens ont annoncé plusieurs fois la mise en place de corridors humanitaires. Ces tentatives ont bien souvent échoué dans les dernières semaines. Les deux parties s’accusent mutuellement de ces échecs.

Des dizaines de milliers d'habitants de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, sont privés d'eau et d'électricité depuis des jours dans une ville réduite à l'état de ruines.

Un soldat dans une rue déserte.

Un militaire ukrainien dans la banlieue de Kiev

Photo : Getty Images / FADEL SENNA

Près de 3,8 millions de personnes ont fui l'Ukraine, majoritairement pour la Pologne, depuis l'invasion de l'armée russe le 24 février, selon l'ONU.

Nombreux enfants tués

Au moins 136 enfants ont été tués depuis le début de la guerre en Ukraine, selon le bureau du procureur général de l'Ukraine dans un message publié sur l'application Telegram. De ce total, 64 ont péri dans la région de Kiev et 50 dans la région de Donetsk, a-t-il précisé.

Un char.

Un char ukrainien à Kiev le 24 mars 2022

Photo : Getty Images / FADEL SENNA

On déplore 199 blessés parmi les enfants, a-t-il ajouté. Reuters n'a pas été en mesure de vérifier dans l'immédiat ces chiffres.

Toutefois, l'Associated Press a documenté de façon indépendante au moins 34 attaques contre des installations médicales ukrainiennes par l'armée russe.

Ses journalistes ont été témoins des résultats meurtriers des frappes russes sur des cibles civiles, notant la présence de fosses communes et de corps d'enfants déchiquetés par des éclats d'obus.

Des journalistes à l'extérieur de l'Ukraine ont confirmé auprès de survivants les détails concernant d'autres attaques et ont vérifié de manière indépendante les vidéos et les photos de zones de guerre publiées sur Internet.

De son côté, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a fait état d’au moins 1035 civils morts, dont 90 enfants, et de 1650 blessés depuis le début de la guerre, le 24 février.

Nouvelles frappes russes

Au moins cinq personnes ont été blessées dans deux frappes russes à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, relativement épargné par les combats jusqu'ici, a rapporté le gouverneur de la région, Maxime Kozytsky, sur Telegram.

De la fumée s'élève à Lviv.

De la fumée s'élève à Lviv après des frappes russes.

Photo : Reuters

Les frappes ont visé un quartier est de la ville, Lytchakivsky, sans qu'on sache exactement quel type de bâtiment ou infrastructure avait été touché. L'AFP a vu de grosses volutes d'épaisse fumée noire et des flammes s'élever au-dessus de ce quartier. Les informations selon lesquelles un immeuble ou d'autres infrastructures ont été touchés n'ont pas été confirmées, a ajouté le gouverneur.

Il y avait un dépôt de carburant à proximité, selon un habitant du quartier. Lviv avait subi une première frappe le 18 mars, qui avait touché une usine de réparation d'avions proche de l'aéroport, sans faire de victimes.

Dans leur dernier rapport tôt le matin, les forces ukrainiennes ont affirmé avoir infligé des pertes importantes aux envahisseurs russes autour de Donetsk et de Louhansk, les deux grandes villes du Donbass. Selon l’armée ukrainienne, 170 soldats russes y ont été tués, trois avions ont été abattus et huit chars ont été détruits.

Un entrepôt en feu.

De la fumée s'élève d'un entrepôt en feu touché vendredi par un obus russe dans la banlieue de Kiev.

Photo : Getty Images / FADEL SENNA

À Odessa, la menace d'une offensive russe semble également s'éloigner. Il n'y a aucun signe d'un assaut amphibie ou terrestre imminent, relève un haut responsable du Pentagone à propos de ce grand port de la Mer noire.

Pendant ce temps, roquettes et missiles s'abattent à intervalles réguliers à Kharkiv, deuxième ville en importance d'Ukraine.

L'armée russe aurait en outre pris le contrôle de la ville de Slavoutitch, où réside le personnel de la centrale de Tchernobyl, selon l'administration militaire de la région de Kiev. Les militaires ont également arrêté le maire, suscitant des manifestations pro-ukrainiennes.

À Kiev, le maire a finalement renoncé samedi à imposer un nouveau couvre-feu de 35 heures, qu'il avait annoncé à partir de samedi soir, pour revenir à un couvre-feu ne s'appliquant que de 20 h à 7 h, comme tous les soirs.

Notre     dossier Guerre en Ukraine
Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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