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Le concept gagnant du monument national LGBTQ2+ à Ottawa est dévoilé

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Le concept gagnant du monument national LGBTQ2+, qui a été proposé par l'équipe Wreford de Winnipeg, s'intitule « Coup de tonnerre ».

Photo : Patrimoine canadien

Radio-Canada

Le concept « Coup de tonnerre » est celui qui a été retenu par un jury et ainsi proclamé proposition gagnante du monument national LGBTQ2+ à Ottawa. Il était l'un des cinq concepts finalistes du projet.

Réalisé par une équipe de Winnipeg, le design symbolise la création d’un nuage sous l’effet d’un coup de tonnerre, le concept incarne la force, l’activisme et l’espoir des communautés LGBTQ2+, est-il indiqué dans le communiqué dévoilant le concept retenu.

Patrimoine canadien a qualifié Coup de tonnerre de témoignage durable du courage et de l’humanité des personnes qui ont été blessées par la purge LGBT, les lois et normes homophobes et transphobes, et l’histoire coloniale du Canada.

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Le concept gagnant, créé par l'équipe Wreford, du monument national LGBTQ2+ prévoit un endroit qui pourra accueillir des performances et des rassemblements.

Photo : Patrimoine canadien

Le concept retenu a été sélectionné par un jury en fonction de critères définis dans la demande de propositions, de résultats d’un sondage en ligne, de commentaires énoncés par le Cercle autochtone ainsi que du Comité consultatif du monument, peut-on lire dans le communiqué.

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L'espace rectangulaire aux contours rouges représente l'emplacement où sera construit le monument national LGBTQ2+ à Ottawa, près de la rivière des Outaouais et du pont du Portage.

Photo : Google Maps

Selon Patrimoine canadien, la construction du monument devrait être terminée en 2025.

« [Le monument] reconnaîtra la discrimination historique subie par les communautés LGBTQ2+ et les maltraitances perpétrées par l’État canadien, notamment pendant la purge LGBT. »

— Une citation de  Extrait du communiqué de presse de Patrimoine canadien du 24 mars 2022

La création d’un monument national LGBTQ2+ à Ottawa s’effectue dans l'optique de raconter l’histoire des différentes générations de cette communauté au Canada, qui ont vécu, entre autres, de la persécution et de la discrimination en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre.

Un symbole de reconnaissance

Mark Berlin, membre du conseil consultatif pour le monument national LGBTQ2+ et résident d'Ottawa, s'est dit très heureux de voir la réalisation d'une initiative pareille.

Ce dernier a rappelé la purge antihomosexuelle de la fonction publique qui a fait des centaines de victimes entre les années 1950 et 1990. Ils sont d'ailleurs plus de 700 à avoir été indemnisés en raison d'une perte d'emploi pour des motifs homophobes.

« Ça a duré des années [...] c'était une horreur pour la communauté. »

— Une citation de  Mark Berlin, membre du conseil consultatif pour le monument national LGBTQ2+

M. Berlin a ajouté que le gouvernement canadien a reconnu ses torts dans ce dossier. Avec le monument, c’est quelque chose de plus concret, a-t-il affirmé. Le gouvernement nous montre que non seulement il nous accepte, mais que nous sommes des membres égaux de la fonction publique, de la communauté.

C'est un moment incroyable pour le Canada, et nous sommes honorés d'avoir cette responsabilité. Ce n'en est pas un que nous prenons à la légère, a confié Liz Wreford, une victime de la purge à la fonction publique. C'est elle, en sa qualité d'architecte, qui a assuré la conception du monument.

C'est pour toutes les générations, c'est pour le futur, a ajouté cette dernière. C'est un grand jour et très spécial pour moi qui avait 19 ans quand j'ai vécu la purge LGBT.

La présidente du Fonds Purge LGBT, Martine Roy, a indiqué que le fonds allait financer le projet au coût de 8 millions de dollars. Ça démontre un peu comment on a vécu au travers des orages, moi j'ai été congédié de l'armée, ç'a été un gros orage, et comment on est capable de passer par-dessus de ça, a-t-elle commenté au sujet du concept.

Le secrétaire et directeur des Affaires francophones pour la Fierté dans la capitale, Francesco Macallister-Caruso, soutient l'opinion de M. Berlin. C’est important pour la communauté de voir que l’état est prêt à reconnaître les erreurs du passé, et de s’engager sur la voie de rectifier les erreurs, a-t-il ajouté en entrevue.

Le travail qui s’est fait par le passé était nécessaire, et le travail qui se poursuit aujourd’hui est encore nécessaire, a-t-il conclu.

Avec les informations de Rosalie Sinclair

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