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Nouvelles sanctions du G7 et des États-Unis contre la Russie

Boris Johnson, Ursula von der Leyen, Charles Michel, Emmanuel Macron et Justin Trudeau discutent.

Les dirigeants du G7 sont réunis à Bruxelles pour discuter d'une réponse coordonnée à la crise en Ukraine.

Photo : Getty Images / THOMAS COEX

Radio-Canada

Les dirigeants du G7 vont restreindre l'utilisation de l'or par la Banque centrale de Russie dans ses transactions, tandis que les États-Unis imposeront de nouvelles sanctions aux oligarques et à l’élite politique russe, a annoncé la Maison-Blanche.

Les États-Unis et le G7 vont clairement indiquer que les sanctions contre la Russie incluent les transactions libellées en or avec la Banque centrale russe.

Les sanctions en cours contre les élites russes, la Banque centrale et le président Vladimir Poutine n'ont pas eu d'impact sur les réserves d'or accumulées par Moscou.

La Russie détient environ 130 milliards de dollars de réserves d'or et la Banque centrale a annoncé le 28 février qu'elle reprendrait l'achat d'or sur le marché intérieur des métaux précieux.

Selon la Maison-Blanche, cette décision diminuera la capacité de la Russie d’utiliser ses réserves internationales pour soutenir l'économie russe et financer la guerre contre l'Ukraine.

Notre objectif est de priver méthodiquement la Russie des bénéfices et privilèges dont elle jouissait auparavant en tant que membre du système économique international, a déclaré un haut responsable de l'administration de Joe Biden.

Certains s’inquiètent cependant du coût que pourraient avoir les sanctions sur leur économie. Les décisions des États de l'UE pour pénaliser l'économie russe ne devraient pas nuire à leurs propres économies, a déclaré le premier ministre belge, Alexander De Croo, lors de son arrivée au sommet.

Les sanctions devraient toujours avoir un effet beaucoup plus important sur le côté russe que sur le nôtre, a souligné M. De Croo.

Le G7 et l'Union européenne ont également annoncé un nouvel effort pour partager des informations et coordonner leur réponse pour empêcher la Russie de se soustraire à l'impact des sanctions.

Le président américain, Joe Biden, est à Bruxelles pour un triple sommet de l’OTAN, du G7 et de l’Union européenne afin de coordonner la réponse occidentale à l'invasion de l'Ukraine.

Par ailleurs, la Maison-Blanche imposera de nouvelles sanctions contre 328 députés de la Douma, ainsi que la Chambre basse elle-même, 48 grandes entreprises publiques du secteur de la défense, ainsi que le PDG de Sberbank, première banque de Russie.

Le Canada a aussi de son côté ajouté 160 sénateurs russes à sa liste de sanctions.

Londres a annoncé également qu’elle ciblerait 59 entités et individus russes et 6 biélorusses. La liste inclut des banques, de grands groupes industriels et des membres de l'élite russes, notamment Gazprombank, Alfa Bank et Polina Kovaleva, considérée comme la belle-fille du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov.

Sont également visés : la société de transport maritime d'État Sovcomflot, l'entrepreneur militaire privé Wagner Group et Alrosa, le plus grand producteur de diamants au monde.

Des sanctions seront également imposées au PDG de la plus grande banque de Russie, Sberbank, ainsi qu’à la société ferroviaire et de défense Kronshtadt, principal producteur russe de drones.

Poutine ne doit pas se faire d'illusions : nous sommes unis à nos alliés et nous continuerons à serrer la vis à l'économie russe afin qu'il échoue en Ukraine, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss. Il n'y aura pas de relâchement, a-t-elle ajouté.

Le Kremlin a déclaré jeudi que le premier ministre britannique, Boris Johnson, était le dirigeant anti-russe le plus actif, mais que l'approche de Londres conduirait à une impasse.

Davantage de GNL américain pour l'UE?

Les États-Unis vont livrer davantage de gaz naturel liquéfié (GNL) à l'Europe via le Royaume-Uni, a par ailleurs déclaré jeudi l'ambassadrice britannique à Washington dans une interview à MSNBC.

Nous sommes parvenus à un accord avec le port de Baltimore. [...] Le terminal GNL de Baltimore va acheminer par bateau davantage de GNL vers le Royaume-Uni et nous le transférerons vers l'Europe, a soutenu Karen Pierce, qualifiant ce dispositif de mesure de transition.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, l'Union européenne veut réduire sa dépendance au gaz russe. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui doit rencontrer vendredi à Bruxelles le président américain Joe Biden, voudrait obtenir de sa part un engagement sur des approvisionnements supplémentaires en GNL pour les deux prochains hivers.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan, a déclaré que les États-Unis réfléchissaient aux moyens de répondre à la demande européenne, sans toutefois fournir de précisions.

Vladimir Poutine a annoncé mercredi que la Russie n'accepterait plus que des paiements en roubles, plutôt qu'en dollars ou en euros, pour les livraisons de gaz à l'UE.

Sur le front humanitaire, la Maison-Blanche a annoncé qu’elle fournira 1 milliard de dollars en aide humanitaire à Kiev et qu'elle acceptera 100 000 réfugiés ukrainiens.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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