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Un philanthrope fait don de 14,5 millions de dollars à la fondation de BC Parks

Un lac et des montagnes.

Un sanctuaire de rivière à saumons s'étendra sur près de trois kilomètres carrés dans le bassin versant de la rivière Pitt, situé au nord-est de Coquitlam.

Photo : Fondation BC Parks

La fondation privée Alliance Âge de l’Union, avec à sa tête le philanthrope Dax Dasilva, fait don de 14,5 millions de dollars à la fondation de BC Parks pour permettre l’acquisition de terrains qui serviront à protéger la biodiversité.

Un terrain de près de trois kilomètres carrés a ainsi pu être acquis dans le bassin versant de la rivière Pitt, au nord-est de Coquitlam, pour en faire un sanctuaire pour les saumons.

Une autre parcelle, située dans l’estuaire French Creek, près de Parksville sur l'île de Vancouver, permettra de protéger plusieurs espèces d’oiseaux qui y nichent et s’y nourrissent, dont les pygargues à tête blanche.

Un pygargue à tête blanche nourrit ses oisillons dans un nid.

L'estuaire de French Creek, situé entre Parksville et Qualicum Beach sur l'île de Vancouver, compte de nombreuses espèces d'oiseaux, dont les pygargues à tête blanche.

Photo : Melanie Leeson/offert par Dax Dasilva

C’est une occasion fantastique de créer un sanctuaire pour eux où ils peuvent continuer [à se nourrir et se nicher] et d’utiliser ce sanctuaire comme point de départ pour en créer d’autres sur leur route de migration, souligne le chef de la direction de la Fondation BC Parks, Andy Day.

ll ajoute que la Colombie-Britannique compte une part importante des mammifères du pays et représente donc un endroit important pour la biodiversité en Amérique du Nord ainsi que pour le bien-être des Britanno-Colombiens.

L’homme derrière le don de 14,5 millions de dollars, Dax Dasilva, est originaire de Vancouver, mais habite maintenant Montréal. C’est en Colombie-Britannique toutefois que son activisme et son désir de protéger l’environnement se sont développés.

Un bateau avec les montagnes au large et des oiseaux dans l'eau.

L'alliance Age of Union a fait don de 1 M$ à une campagne de sociofinancement afin d'acheter des terrains dans l'estuaire pour les protéger.

Photo : Denise Foster/offert par Dax Dasilva

J’ai commencé comme militant en protestant pour les forêts anciennes à Clayoquot Sound lorsque j’avais 16 ou 17 ans, lance-t-il en riant.

Aujourd’hui, l'entrepreneur en nouvelles technologies se trouve à la tête de l’entreprise Lightspeed et a créé la Fondation Alliance Âge de l’Union pour aider à la protection des espèces et des écosystèmes menacés.

Lorsque nous commençons à démontrer ce qui nous tient à coeur et que nous y donnons de notre argent, puis que les citoyens contribuent comme ils peuvent de leur temps, de leur énergie et de leur argent, alors le gouvernement comprend qu’il s’agit d’une priorité pour la population, explique le philanthrope.

Les enjeux de la philanthropie

Le professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l’Université du Québec à Montréal, Sylvain Lefèvre, se spécialise dans la philanthropie. Pour lui, ce don, comme tous les dons privés, soulève de gros enjeux politiques.

Il ne faut pas perdre de vue que dans tout don privé, il y a une contribution de l’ensemble de la société par des mécanismes de déduction fiscale [...] sauf que le grand public n’a rien à dire quant au choix de ce à quoi la personne donne, explique-t-il.

Si le don de la fondation privée Alliance Âge de l’Union est bien accueilli par la Fondation BC Parks, le professeur souligne qu’avec un écart grandissant de la richesse dans la population, le public perd un certain pouvoir politique.

Il remet également en perspective la grosseur du montant qui est offert à BC Parks, indiquant qu’à l’échelle des enjeux, cela représente peu, mais souligne aussi qu’un don peut toujours générer un effet d’entraînement.

« Le don tout seul ne va pas changer grand-chose, par contre il peut être une étincelle qui ensuite va allumer un brasier plus grand. »

— Une citation de  Sylvain Lefèvre, professeur à l'Université du Québec à Montréal

C’est d’ailleurs ce que souhaite Dax Dasilva. Face aux récentes catastrophes naturelles qu’a connues la province, il espère que son geste inspirera la collectivité et le gouvernement provincial à en faire plus pour l'environnement.

Avec des informations d'Amélia MachHour

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