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Les hôpitaux de la région de Québec prêts pour une 6e vague

Photo en gros plan d'une infirmière qui porte un masque, une visière, un bonnet bleu et une jaquette jaune

Une infirmière travaille dans une unité de soins intensifs d'un hôpital avec un patient COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

La grande région de Québec ne fait pas exception au reste de la province, les cas de COVID-19 y sont en légère hausse. Les représentants des hôpitaux, de leur côté, disent être davantage prêts que lors des dernières vagues. Un important afflux de patients atteints du virus pourrait tout de même allonger la liste d’attente pour les opérations chirurgicales non urgentes.

L’hiver qui s’étire, les mesures sanitaires abandonnées, le sous-variant d’Omicron qui se répand comme une traînée de poudre; la présente hausse des cas de COVID-19 ne prend personne par surprise cette fois-ci.

On est déjà en train de se préparer, parce qu’on n’a pas encore quitté la cinquième vague. On a encore des patients hospitalisés dans chacun de nos hôpitaux. Alors là on va en avoir un petit peu plus, d’où l’importance de continuer à se laver les mains, de porter quand même notre masque, lance le Dr Jean Lapointe, du CISSS de Chaudière-Appalaches.

Le directeur adjoint des services professionnels au CISSS ajoute que le réseau de la santé a désormais plus de cartes en main pour affronter un afflux de patients.

Un patient atteint de la COVID-19 est couché dans un lit d'hôpital.

Il y a encore des lits pour traiter les patients atteints de la COVID-19 à Québec et en Chaudière-Appalaches.

Photo : Reuters / Willy Kurniawan

Un réseau plus prêt

Des médicaments ainsi que des vaccins efficaces contre la COVID-19 sont maintenant disponibles. Sans oublier l’expérience acquise par les professionnels du réseau.

On sait comment gérer de façon idéale un cas de COVID. Tout ça fait que ça nous aide, indique le médecin.

Sans oublier l'été qui approche, ce qui permettra de ralentir la transmission dans les espaces clos.

Du côté de l’Iinstitut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), on estime aussi être bien mieux outillé pour une potentielle prochaine vague. L’équipement de protection est disponible en bonne quantité, les protocoles COVID sont bien connus par le personnel notamment. Sans compter que la situation est loin d’être alarmante.

Actuellement, nous avons un total de 261 usagers d'hospitalisés sur une capacité de 338 lits. Nous avons donc une marge de manœuvre suffisante, résume un porte-parole de l'institution.

Une femme souffrant de COVID-19 intubée dans un hôpital.

La 6e vague de COVID-19 est à surveiller.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Taux de positivité de 15 %

Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, on évite de parler d’une sixième vague, mais on est témoin d’une augmentation des cas. Les cas ont doublé au cours des cinq derniers jours et on parle d’un taux de positivité de 15 % dans la région.

On s’aperçoit que la situation est en train de bouger. [...] C’est certain que dans les prochains jours, voire les prochaines semaines, il devrait y avoir un mouvement à la hausse dans les hospitalisations, explique le Dr Jacques Girard.

L’adjoint médical au directeur de santé publique de la Capitale-Nationale nuance néanmoins ses propos.

Actuellement, les hospitalisations et les décès sont relativement stables, soutient-il.

Rappelons que les hausses de cas sont plus difficiles à interpréter maintenant que la population en général n'a plus accès aux centres de dépistage de la COVID-19 du gouvernement.

Photo générique CHU de Québec hôpital de enfant-jésus automne affiche entrée urgence COVID

La possibilité de délestage dans les hôpitaux de Québec n'est pas totalement derrière nous.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Les risques d’un afflux de patients

Il reste que l’épée de Damoclès du délestage est toujours suspendue au-dessus des établissements de santé de la région de Québec. Dans un contexte évidemment où les patients infectés par la COVID-19 se mettaient à remplir les urgences.

Si ça venait à être trop important, on aurait à réactiver nos comités, nos structures de gestion de COVID et de délestage, explique le Dr Lapointe, CISSS de Chaudière-Appalaches.

Mais on n’est pas là, ajoute sur-le-champ le médecin.

Appel à la responsabilisation

Dans le contexte, le Dr Girard appelle les citoyens à limiter ou retarder leurs interactions sociales, puisque les beaux jours où tous pourront être à l’extérieur approchent.

Le virus n'a pas encore dit son dernier mot. [...] Protégeons-nous et soyons effectivement responsables parce qu'il en va de nos personnes plus vulnérables dans notre société, fait-il valoir.

Mercredi, le directeur national par intérim de santé publique du Québec a annoncé que la fin du masque obligatoire dans les lieux publics n'arrivera pas avant la mi-avril.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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