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Unifor accuse son ancien président d’avoir enfreint les statuts du syndicat

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Jerry Dias a quitté son poste de président national d'Unifor le 11 mars, soit un mois après s'être retiré pour des raisons médicales.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Le conseil de direction national d’Unifor accuse Jerry Dias, son président démissionnaire, d’avoir violé les statuts du syndicat en acceptant 50 000 $ d'un fournisseur de tests de dépistage rapide de la COVID-19.

Selon les conclusions d’une enquête indépendante menée depuis la fin de janvier, M. Dias aurait enfreint l’article 4 du code d’éthique et de pratiques démocratiques d’Unifor en acceptant de l’argent d’un fournisseur de trousses de tests rapides de la COVID-19 et aurait fait la promotion de ces trousses auprès de divers employeurs de membres d’Unifor soit directement, soit par l’intermédiaire du personnel d’Unifor sous sa direction.

Plusieurs de ces employeurs ont acheté les trousses de dépistage en question.

Lors d'une conférence de presse mercredi, la secrétaire-trésorière du syndicat, Lana Payne, a indiqué que les faits remontent aux mois de décembre et de janvier derniers.

À un certain moment en janvier 2022, Jerry Dias a accepté 50 000 $ de la part du fournisseur, a-t-elle déclaré en mentionnant que les noms de l’entreprise et des employeurs qui ont été approchés demeurent confidentiels.

Le 20 janvier, l’ancien président a donné à un employé d’Unifor ce qu’il a dit être la moitié des fonds, soit 25 000 $, en disant à cet employé que cette somme provenait du fournisseur, a-t-elle continué.

Cet employé a ensuite sonné l’alerte auprès de Mme Payne, ce qui a mené à l'ouverture d’une enquête, a-t-elle souligné.

Interrogée afin de savoir si cette affaire peut être qualifiée de versement d'un pot-de-vin, la secrétaire-trésorière a répondu qu'elle n’utiliserait pas ce vocable. Nous avons fait appel à des avocats externes durant tout ce processus et nous allons continuer à évaluer nos options juridiques, a-t-elle ajouté.

Le conseil de direction d'Unifor organisera une audience sur cette infraction potentielle commise envers son code d'éthique.

Jerry Dias invoque un jugement brouillé

Peu avant la tenue de la conférence de presse d’Unifor, Jerry Dias s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis qu’il a abandonné ses fonctions pour des raisons médicales, le 6 février dernier.

Il a affirmé par voie de communiqué être entré en cure de désintoxication et en a détaillé les raisons.

« En décembre dernier, ma vie a radicalement changé pour le pire lorsque j'ai souffert d'un problème de nerf sciatique débilitant. C'est difficile pour moi de dire cela, mais le mécanisme d'adaptation auquel j'ai eu recours a été les analgésiques, les somnifères et l'alcool. Ces facteurs ont brouillé mon jugement ces derniers mois. »

— Une citation de  Jerry Dias, ancien président national d’Unifor

Le 14 mars, Unifor a publié une déclaration selon laquelle Lana Payne avait reçu une plainte contre M. Dias le 26 janvier alléguant qu'il avait enfreint les statuts du syndicat.

Ce syndicat, qui représente 315 000 travailleurs du secteur privé, a déclaré à l'époque qu'il n'avait pas d'autres détails à ajouter à ce sujet.

Jerry Dias a été informé de l'ouverture d'une enquête indépendante le 29 janvier, selon Unifor, et a pris un congé de maladie le 6 février.

Il avait alors invoqué des problèmes de santé dont il n'avait pas précisé la nature exacte. Il avait par la suite informé le conseil d'administration d'Unifor, le 11 mars, qu'il prenait sa retraite immédiatement.

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